Le botox

Le Botox® est une toxine botulique (une substance produite par la bactérie clostridium botulinum, purifiée et extraite dans des conditions contrôlées) qu’on injecte à la patiente dans le but d’obtenir une décontraction musculaire. Les injections se font directement dans les muscles incriminés. Leurs effets durent environ de six à huit mois.

L’injection provoque une décontraction musculaire, et par là même une désensibilisation de la zone douloureuse. Le Botox® permet très souvent d’éradiquer la zone sensible et de retrouver une meilleure qualité de vie pour les femmes ayant des douleurs relatives à des vulvodynies.

L’intervention se pratique sous anesthésie générale mais brève par un médecin dermatologue. Cependant, le risque zéro n’existe pas et les risques liés au Botox® doivent être connus : accident cardiaque ou troubles neurologiques principalement Des effets secondaires sont également identifiés : éruptions cutanées, démangeaisons, légères migraines…

Là encore, il s’agit de s’adresser à un professionnel pour avoir recours à cette méthode. N’hésitez pas à interroger plusieurs thérapeutes et à mener votre propre « enquête ».

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Témoignage

« En désespoir de cause, je me suis lancée vers les injections de Botox dont on parle beaucoup sur Internet. J’ai choisi un chirurgien sur Paris, à la clinique ***. Le jour J, tout s’est bien passé pour l’intervention. Avant cette date, j’avais dû aller à Paris pour un premier rendez-vous afin qu’elle m’examine et qu’on voit ensemble si j’avais des chances de réussite. (Du moment où elle réussit à peu près à vous examiner, du moins à vous toucher, et que vous ne reculez pas complètement, vos chances sont grandes !) Je n’y croyais pas vraiment, mais je me suis dit qu’après tout, il fallait essayer ! J’ai donc pris rendez-vous pour faire les injections le 10 juin. La clinique *** étant pleine ce jour-là, j’ai fait mes injections avec le même chirurgien, mais dans une autre clinique à *** (40 minutes de Paris en taxi). Tout cela m’a coûté 2300 euros (les injections). C’est cher, certes, mais je suis guérie, et j’aurais donné bien plus pour guérir ! Tout s’est vraiment bien passé. Le chirurgien a été très agréable, j’ai été endormie sous générale pendant environ une heure, et je me suis réveillée sans aucune douleur.

Retour dans le Sud chez moi : le Botox est à son effet maximum environ six jours après les injections. Alors, avec mon homme, on s’est lancés, on a réessayé : au début, gros échec, grosses larmes, grosse déception. Puis j’ai compris que rien n’était acquis, même avec les injections. J’ai donc pris un vibromasseur anal (plus fin) et je me suis entraînée seule à le rentrer, tous les jours, voire plusieurs fois par jour pendant une semaine environ. En parallèle, j’utilisais de la crème Colopotrophine, c’est une crème qui détend les tissus dans le vagin, je vous la conseille.

Puis, on s’est lancés de nouveau, mais je vous explique toute la procédure ; ce n’est pas simple, c’est très protocolaire pour le moment : on prend ensemble le vibromasseur (c’est bizarre, car le vibro rentre, mais quand il essaie avec deux doigts, je me braque et j’ai peur). Je rentre le vibro anal moi-même, j’attends quelques minutes comme ça sans rien faire, on se fait juste des bisous. Puis il joue un peu avec : il fait des va-et-vient de plus en plus rapides et grands. Une fois que le vibro passe vraiment bien et que je sens que je n’ai plus mal du tout, on se lance.

Deux positions ont fonctionné seulement depuis le début (ça ne fait que trois jours), mais c’est déjà pas mal. Soit je me mets allongée sur le ventre et il se place au-dessus de moi, voire s’allonge sur moi, soit on se met en cuillère sur le côté. Le missionnaire me bloque, je n’y arrive pas encore. J’ai oublié de vous dire : surtout bien lubrifier, lui, et vous ! Et ce, plusieurs fois !

Quand je lisais les témoignages de guérison avant d’y arriver, je me disais : “Ouais, ben elles y arrivent, OK, mais moi, je n’y arriverai jamais.” Et vous devez sûrement vous dire pareil. Mais NON ! Il faut travailler, mais ça marche ! »

Samia, 26 ans