Le psychothérapeute

Le vaginisme étant généralement le symptôme d’une souffrance mentale, une psychothérapie peut également s’avérer utile.

Ce genre de thérapie est, par certains aspects, proches d’une sexothérapie. Ici aussi, il est question de réapprendre à aimer son corps, mais l’approche du vaginisme se fait d’une façon plus globale. Le psychothérapeute ne donne généralement pas d’exercices, mais tente de comprendre avec le patient quelles sont les sources du problème.

Le travail se fait sur le ressenti du patient. Il lui faut désapprendre des codes acquis depuis longtemps : « la sexualité est quelque chose de sale », « tous les hommes sont des brutes », etc.

Le travail psychothérapeutique peut également permettre d’analyser des souvenirs d’enfance ou de revenir sur d’éventuels épisodes douloureux : harcèlements, violences psychologiques, physiques et/ou sexuelles, décès, etc.

À noter que la psychothérapie ne porte pas forcément uniquement sur le trouble sexuel, qui n’en sera que l’une des approches abordées, inscrite dans une analyse globale. De même, il n’est pas « nécessaire » d’avoir vécu des événements traumatisants (violences, agression, décès, etc.) pour pouvoir et avoir besoin de suivre une psychothérapie.

 

Une variété de psychothérapies

Il existe une grande diversité de psychothérapies. Elles se distinguent par leurs méthodes, leurs objectifs, leur durée, etc. Elles peuvent être classiquement divisées en trois catégories :

  • les thérapies longues, ne regroupant que la psychanalyse, dont la durée est d’une dizaine d’années en moyenne ;
  • les thérapies moyennes, dont la durée varie, selon les problématiques, de quelques mois à quelques années (psychothérapie analytique, Gestalt-therapie, psychosynthèse)
  • les thérapies brèves, qui interviennent souvent pour un problème ponctuel ou pour une plus courte durée (thérapie de couple, hypnose, EMDR, etc.).

 

Bien choisir son thérapeute

Attention : Pour faire la différence entre psychiatre, psychothérapeute et psychologue, lire l’article « Psychothérapie et vaginisme ».

Pour trouver un psychothérapeute, il vous faut d’abord choisir judicieusement le type de thérapie qui pourra vous convenir, puis trouver le professionnel qui, par son expérience et sa personnalité, vous correspondra le mieux.

Choisir un homme ou une femme importe peu, ce qui compte étant le professionnalisme du thérapeute.

Les deux sont capables de comprendre les problèmes de l’autre sexe. Cependant, si vous avez une préférence, écoutez-vous. Rien ne sert de débuter une thérapie sur une préférence contrariée.

N’hésitez pas à vérifier les compétences de votre psychothérapeute : il doit pouvoir répondre facilement à vos questions sur sa formation ou ses tarifs. Veillez également au respect de la déontologie : ne vous laissez pas entraîner dans une relation extraprofessionnelle ou de dépendance.

Combien coûte une thérapie ?

Il existe plusieurs solutions permettant de poursuivre une psychothérapie gratuitement ou à moindre coût.

Les Centres médico-psychologique (CMP) sont des lieux de consultations et de soins ambulatoires gratuits, où travaille une équipe pluridisciplinaire – psychiatres, psychologues, sexologues, assistante sociale, psychomotriciens, etc.

Les C.M.P. sont ouverts à toute personne, les consultations sont gratuites. Un premier entretien d’accueil se déroule avec un(e) infirmier(e), afin de vous orienter soit vers un psychologue, soit vers un médecin psychiatre, soit les deux. Il n’y a pas besoin de passer par son médecin traitant. Les CMP sont en charge d’un secteur géographique déterminé ; ils sont rattachés à un hôpital public. Il existe des CMP pour adultes et pour enfants.

Certaines associations permettent également aux personnes dont les revenus sont modestes de bénéficier de consultations, gratuitement ou contre une faible participation. L’association APSOS propose ainsi des consultations à un tarif de 8 €.

N’hésitez pas à vous adresser à la mairie ou l’ hôpital pour connaitre l’existence d’une telle association près de chez vous !

Concernant les consultations dans le secteur privé, les tarifs des psychothérapies ne sont pas réglementés. Ils sont cependant assez homogènes, allant environ de 50 à 100 euros la séance. Les prix pratiqués en province sont généralement 10 à 20 euros inférieurs aux prix parisiens.

Certains thérapeutes font payer la première séance, d’autres estiment que sa gratuité est gage d’une meilleure liberté de choix. Il est préférable de poser la question dès la prise de rendez-vous. Il est difficile de prévoir le coût d’une thérapie, la longueur de celle-ci dépendant de la problématique à traiter.

Certains psychothérapeutes acceptent de négocier leurs tarifs. Abordez simplement et naturellement la question avec eux.

Les séances de psychothérapie ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, à moins que le psychothérapeute ne soit également psychiatre et établisse des feuilles de soin, ce qui est rarement le cas.

 

La première consultation

Le premier entretien est une évaluation. Le psychothérapeute tente de comprendre les grandes lignes de votre problème pour déterminer la thérapie qui vous conviendrait le mieux.

Vous devez également lui poser toutes les questions relatives à ses compétences (formation, expériences, etc.) et aux modalités de la cure (fréquence, tarif, méthode…). Gardez votre sens critique en éveil, mais méfiez-vous de vos propres projections : les reproches que vous pourriez avoir à lui faire ne sont peut-être que le reflet de vos dernières réticences à vous engager dans ce processus thérapeutique. N’hésitez pas à en parler ensemble de manière constructive.

Cependant, si, au bout d’un certain nombre de séances, vous ne « sentez » pas ce thérapeute ou estimez que sa méthode ne vous convient pas, n’hésitez pas à en consulter un autre. Prenez seulement le temps de faire votre choix : un psychothérapeute qui vous semblera ne pas vous correspondre au premier abord pourrait finalement s’avérer être celui qu’il vous faut. Le travail thérapeutique demande du temps, du travail et de la patience ; tout ne peut pas se jouer dès la première séance.

 

Annuaire

- FF2P (Fédération française de psychothérapie et de psychanalyse)
Avec annuaire.

2 bis, rue Scheffer
75116 PARIS

Tél. : 01 44 05 95 50
Fax : 01 47 04 36 86

www.ff2p.fr
contact@ff2p.fr

 

- APSOS (Association des psychothérapeutes pour un soutien social)
Offrent leurs services aux plus démunis ; le site comprend un annuaire.

0 811 007 194

www.apsos.fr
contact@apsos.fr