Le gynécologue

Le premier spécialiste à consulter en cas de douleurs lors des rapports sexuels (on parle de « dyspareunie ») est le gynécologue. C’est un spécialiste de l’organisme de la femme et de son appareil génital. Il est en principe compétent pour déterminer la cause de vos douleurs. Bien entendu, le rôle du gynécologue est plus étendu : dépistage, contraception, grossesse, etc.

Tout rendez-vous chez un gynécologue n’induit pas obligatoirement un examen gynécologique. Il vous est tout à fait possible de simplement discuter avec lui et de lui poser vos questions. Si l’examen gynécologique vous effraie, parlez-lui-en. Il saura vous mettre en confiance.

Cet examen n’est guère plus populaire qu’une séance chez le dentiste. Aucune femme n’apprécie cette exploration intime, même celles qui y sont accoutumées, même celles qui ne présentent aucune dyspareunie. Vous n’êtes donc pas la seule à craindre cette auscultation. Cependant, cette dernière n’est, en principe, pas douloureuse. Malheureusement, les gynécologues n’ont pas tous la même sensibilité. Or, ce spécialiste est primordial puisque c’est lui qui va vous suivre tout au long de votre vie, tant dans les moments heureux (grossesse…) que douloureux.

Il est donc essentiel qu’une relation de confiance s’établisse entre vous et votre gynécologue. Il faut parfois consulter plusieurs gynécologues avant de trouver celui avec qui vous vous sentirez à l’aise, peu importe que ce soit un homme ou une femme. L’essentiel est qu’il vous convienne.

Grâce à un examen gynécologique (voir ci-dessous), le gynécologue peut écarter toute cause physique et diagnostiquer un vaginisme. Le gynécologue est davantage compétent pour diagnostiquer un vaginisme que pour le soigner. C’est pour cette raison qu’il dirige fréquemment la patiente souffrant de vaginisme vers d’autres spécialistes (psychologue, sexologue ou autres). Il peut également conseiller certains exercices afin de rééduquer et d’apprendre à diriger ces muscles (cf. section « Exercices »).

Enfin, le gynécologue peut recommander à la patiente de se tourner vers la rééducation périnéale. Certaines méthodes de cette rééducation peuvent être pratiquées par le gynécologue lui-même mais le plus souvent, celui-ci guide la patiente vers un kinésithérapeute spécialisé ou une sage-femme (voir « La rééducation périnéale chez un kinésithérapeute spécialisé ou une sage-femme » pour plus d’informations).

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L’examen gynécologique

Cet examen peut comprendre trois étapes distinctes. Aucune de ces étapes n’est obligatoire si elle n’est pas justifiée médicalement. Plus vous serez détendue et en confiance, moins cet examen vous paraîtra désagréable.

* L’examen au spéculum : le spéculum est un instrument métallique ou en plastique qui permet d’écarter légèrement les parois vaginales afin de permettre au gynécologue d’observer le vagin et le col de l’utérus. C’est à ce moment-là que les prélèvements et le frottis sont effectués. Le spéculum peut être de taille variable afin de s’adapter à votre anatomie. Il peut également être lubrifié. Parlez de votre vaginisme ou de vos craintes à votre gynécologue, de façon à ce que cet examen se passe dans les meilleures conditions possibles. Si cet examen est impossible en raison de vos muscles trop contractés, sachez que certains prélèvements peuvent être réalisés avec un simple Coton-Tige.

* Le toucher manuel : le gynécologue insère doucement dans le vagin deux doigts recouverts d’un gant, puis de l’autre main appuie sur le bas-ventre pour apprécier la position et la forme de l’utérus. Il est préférable d’avoir une vessie vide et des muscles détendus.

* La palpation des seins : elle a pour but la recherche d’un écoulement anormal ou d’une tuméfaction du sein.

Remarque : ne vous contentez pas d’une ordonnance ou d’un diagnostic que vous ne comprenez pas. Osez poser des questions. Il s’agit de votre corps et de votre santé : vous avez le droit d’être correctement informée.

Texte relu et validé par une gynécologue le 31 mars 2014.