Questions–réponses

Est-ce que la pratique fera en sorte que le « tiraillement » cessera ? Il cesse pour le moment en cours de pénétration quand ça va vite, mais il est toujours là quand on commence !

« Pour moi, et selon mon propre vécu, rien de plus normal. Il ne faut quand même pas oublier que ton corps a longtemps été habitué à avoir mal parce qu’il avait peur, la peur entraînant la contraction et donc la douleur. Tu as réussi et c’est génialissime, mais il faut lui laisser le temps de s’habituer et de délaisser ses anciennes mauvaises habitudes.

Pour moi aussi, pendant quelque temps après la première fois, l’entrée du pénis était pas forcément évidente et un peu douloureuse. J’y arrivais puisque je savais que j’y arriverai puisque j’y étais arrivée (!!), n’empêche qu’après de longues périodes de peur et de douleur, tu appréhendes encore un peu l’acte, que tu n’as pas totalement dédramatisé.

Donc pour moi, c’est tout à fait normal, sois patiente et laisse le temps à ton corps ! Ne fais l’amour que parce que tu en as envie (et pas « juste » pour tenter le coup ; tu as réussi, super, alors maintenant, prochain défi : écouter son corps et le faire quand il en a envie !). De l’envie et du respect de ton corps disparaîtra le petit tiraillement, et de là viendra le plaisir physique de la pénétration… et ce n’est pas de la théorie, je ne fais que te résumer mon parcours, donc c’est du concret ; patience ! »

Est-ce qu’avec le temps, nous serons encore plus à l’aise et la tension baissera un peu ? Est-ce que tout ça est normal ?

« Oui, j’ai ressenti la même chose. Pour toute femme (et tout individu), l’apprentissage de la sexualité, à tout âge, est un cheminement long et complexe autant que riche, on ne sait pas tout dès qu’on l’a fait, ex-vaginique ou pas ! Ça viendra, déjà tu sais que tu y arrives, donc tu n’auras désormais plus peur de ne pas y arriver. Du coup partira la peur d’avoir mal. Du coup partira la tension, l’appréhension, les tiraillements et compagnie. Une fois le négatif tout envolé, ne restera que le positif à venir. Tu ne fais que progresser toujours plus, même, et surtout, en laissant le temps au temps. Ça va venir, crois-moi ! »

 

Est-ce que trois fois en très peu de temps, c’est trop ? (J’avoue être un peu enflée ! c’est normal, docteur ?) Faut-il y aller plus doucement pour ne pas que ça arrive ?

« C’est sûr que si tu ressens un tiraillement, tu le ressentiras forcément plus que si tu ne fais pas du tout l’amour, mais bon, tu peux aussi éviter de traverser la rue parce que tu risques de te faire renverser… mais tu n’iras jamais te balader.

Tout ça pour te dire : ce n’est trop que si tu ne le fais pas par plaisir de faire l’amour. Ne donne à ton corps que ce dont tu/il a envie, ne le force pas. Si tu as envie, alors vas-y, ne te prive pas depuis le temps que t’en rêves… si l’envie de faire l’amour est plus forte que l’appréhension, alors c’est encore un pas de franchi et je ne peux que te conseiller de satisfaire tes envies en douceur. »

Est-ce qu’un manque de préliminaires (trop d’empressement !) peut faire enfler un peu (pas visible, mais sensation que c’est un peu plus enflé) ?

« Ne stresse pas, ne te focalise pas de suite sur le premier tiraillement ou enflure suspecte ; c’est sûr, ne maltraite pas ton corps, mais détends-toi et ne psychotte pas sur les petits désagréments, quand on vient de guérir, le vagin est tellement peu habitué, ça peut irriter un peu. Effectivement, tu peux trouver des petites solutions, comme prolonger les préliminaires, ou utiliser de l’huile de jojoba en lubrifiant abondamment, ou laisser ton corps se reposer un peu de ses émotions, mais bon, je n’y vois rien de bien méchant. »

Réponses basées sur des témoignages

 

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