Le grand apprentissage

La sexualité d’un couple se construit à deux. La femme qui a souffert de vaginisme oublie souvent que la sexualité est un apprentissage pour toute personne, même celles qui n’ont pas souffert de tels troubles. Il est donc essentiel de communiquer au sein de son couple sur ses envies, ses doutes, ses fantasmes, ses préférences.

La base du couple est la communication, et quand certaines interrogations se posent, il est bon de pouvoir mettre des mots pour trouver à deux la complicité, essentielle pour cheminer. N’oublions pas que le partenaire a aussi un rôle à jouer : celui de l’écoute face à sa compagne qui débute sa vie sexuelle. Il doit témoigner de son soutien, de son amour, de son écoute pour que sa partenaire soit mise en confiance, se sente moins seule face à ses tourments. Il ne faut pas hésiter à dire quelles sont ses attentes vis-à-vis de l’acte d’amour, ne pas hésiter à dire si telle ou telle position ne convient pas, afin que la relation sexuelle devienne source de bien-être, de décontraction, et non de contraction involontaire.

Pour certaines, avoir réussi à faire l’amour une première fois ne suffit pas pour se dire : « Ça y est, je suis guérie ». Pour cela, il leur faudra continuer certains exercices pendant un certain laps de temps et/ou une thérapie, afin de concrétiser durablement et de perpétuer la confiance en soi.

Le temps n’est pas un ennemi. Toute sexualité demande un apprentissage, et donc du temps.

C’est normal : la découverte des positions, la découverte du plaisir, apprendre à s’abandonner, l’orgasme, etc., tout cela est affaire d’apprentissage, pour tout le monde. Être à l’écoute de son corps est important pour pouvoir trouver une harmonie avec son partenaire.

Texte relu et validé par une sage-femme le 31 mars 2014.

 

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