Questions-réponses

Lorsque j’introduis un ou deux doigts, jusqu’où dois-je aller ? Faut-il juste rentrer ou pousser ?

C’est à vous de sentir ce que vous êtes capable de faire, jusqu’où vous pouvez accepter d’entrer en fonction de la douleur et de la contraction de vos muscles. Peu à peu, vous pourrez aller de plus en plus loin, mais cela ne se fait pas en une seule fois.

 

Est-il possible de faire ces exercices dans le bain ?

Le moment du bain est un moment intime et sensuel. L’eau chaude peut avoir une action décontractante sur les muscles. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’eau n’est pas un très bon lubrifiant. Elle peut donner une sensation de sécheresse, peu agréable. Un juste milieu consiste à prendre un bain pour se détendre, et à faire les exercices juste après avec du lubrifiant.

 

J’ai l’impression de sentir comme une boule de chair à l’entrée de mon vagin. Qu’est-ce que c’est ?

Les muqueuses de la vulve et du vagin ne sont pas lisses, mais souvent fripées, avec des replis de chair. Cependant, cette boule est tout simplement due aux muscles qui se contractent. Elle disparaîtra en même temps que vos muscles se relâcheront.

 

À chaque fois que je fais mes exercices, même en dehors de la période d’ovulation, j’ai des pertes blanches. Est-ce normal ?

Ces pertes sont dues à la lubrification naturelle du vagin, qui se produit même hors période ovulatoire. L’excitation ou la pénétration accentue cette lubrification, et donc ces pertes. C’est un phénomène naturel.

 

Je n’arrive pas à insérer le dilatateur n° 4 du kit Amielle. Suis-je loin de la guérison ?

Beaucoup de femmes ont guéri et ont réussi à faire l’amour avec leur partenaire alors qu’elles ne parvenaient pas à insérer ce dilatateur. En effet, même si un pénis peut être un peu plus gros, il est plus souple, plus chaud et plus doux qu’un dilatateur. La pénétration est facilitée. Ne cherchez donc pas à tout prix à insérer ce dilatateur. Si vous vous sentez prête, vous pouvez tenter d’avoir un rapport avec votre partenaire.

Je ne sais que choisir entre dilatateurs et vibromasseurs…

L’avantage des dilatateurs est que leur taille est progressive. Ils sont spécialement conçus pour cela. Pour les vibromasseurs, il faut en acheter plusieurs de diamètres différents. L’avantage est qu’ils vibrent (cependant, certaines femmes n’apprécient pas ces vibrations). Les vibromasseurs peuvent apprendre à se donner du plaisir. Cela crée davantage un lien entre exercice et sexualité, ce qui peut aider à passer à la pénétration. C’est à chaque femme de choisir ce qui lui convient. Rien n’empêche de prendre les deux !

 

Il arrive parfois, lorsque je fais mes exercices, que le dilatateur ressorte tout seul de mon vagin. Est-ce normal ?

Une fois le dilatateur à l’intérieur, il est possible que la contraction des muscles exerce une pression sur le dilatateur, le poussant ainsi vers la sortie si vous ne le tenez pas. Cela arrive d’autant plus facilement que les dilatateurs ont une paroi très lisse. Ce n’est pas grave. Il suffit de tenir un peu plus fermement le dilatateur.

 

En combien de temps vais-je guérir ?

Il est impossible de répondre à cette question, chaque femme étant différente. Le temps de guérison diffère d’une femme à l’autre. Il faut être patiente, ne pas se faire violence, ne pas se décourager même si cela peut prendre du temps… La clé de la réussite réside souvent dans le fait d’effectuer les exercices régulièrement. Aborder le traitement sous des angles multiples (exercices, thérapie, lecture) peut également faciliter la guérison.

 

J’ai peur de me faire mal à cause de mon hymen pendant les exercices…

L’hymen est une membrane souple qui peut laisser passer un doigt ou un tampon sans se rompre. Cette membrane se distend. Avec les exercices, vous assouplirez peu à peu votre hymen, qui se détendra sans douleur. L’hymen n’est donc pas un obstacle aux exercices. Ce sont vos muscles qui sont source de douleur. Il y a de rares cas où l’hymen est résistant. Une simple incision chirurgicalehymenectomie – sous anesthésie peut être effectuée, après diagnostic de votre gynécologue.

 

Texte relu et validé par une gynécologue le 31 mars 2014.