Méthodes spermicides

Le DIU au cuivre, dit « stérilet »

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Rappelons d’emblée que l’appellation « stérilet » est impropre puisque ce dispositif ne rend pas stérile.

Ce dispositif intra-utérin, qui se place dans l’utérus, agit en altérant la viabilité et la fonction des spermatozoïdes, et donc en empêchant la fécondation. Il entraîne également une réaction inflammatoire locale de l’endomètre et évite ainsi la nidation.

Il en existe de différentes tailles et formes. Avant de vous le poser, votre médecin saura choisir celui qui vous convient. Il peut, comme le SIU hormonal, être posé à une jeune femme n’ayant pas encore eu d’enfant. Il présente le double avantage de ne pas modifier le cycle féminin (contrairement aux méthodes hormonales) et de ne pas demander de manipulation au moment du rapport sexuel (contrairement aux préservatifs, à la cape cervicale, au diaphragme). Il peut être posé pour une durée maximale de 3 à 5 ans selon les modèles. Son taux d’échec est de 0,1 à 3,1 %.

Il s’obtient sur prescription médicale et coûte 28 €. Il est remboursé à 65 % par la Sécurité sociale.

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DIU

Le DIU présente certains avantages : il est efficace, non contraignant (= il ne nécessite ni prise régulière comme la pilule, ni mise en place d’un dispositif avant le rapport sexuel comme le préservatif) et réversible dès le retrait (= l’effet contraceptif cesse immédiatement). Il peut cependant augmenter le flux des règles et les douleurs menstruelles. Il est contre-indiqué dans certaines situations : grossesse extra-utérine antérieure, infection de l’utérus, etc.

Notez également que, posé après un rapport sans contraceptif, il empêche la fécondation si elle n’a pas encore eu lieu, ou la nidation si la fécondation a déjà eu lieu : il peut donc, éventuellement, être utilisé en contraception d’urgence.

 

Les gels ou ovules spermicides

Introduit au fond du vagin avant le rapport sexuel, le spermicide se dissout dans le vagin et immobilise les spermatozoïdes, empêchant ainsi la fécondation. Il se présente sous forme de gel, de crème, d’ovule (suppositoire vaginal) ou d’éponge imprégnée.

Les spermicides s’achètent en pharmacie, sans ordonnance médicale. Les éponges coûtent environ 11 € les 6, les ovules et les crèmes 6,50 € les 6.

Leur taux d’échec est assez important (18 %, selon l’OMS si on les utilise parfaitement ; 29 % en usage typique) ; de plus, cela nécessite également une certaine aisance de la part de la femme pour en placer dans son vagin.

Vu leur efficacité relative, les spermicides s’utilisent davantage en complément de méthodes mécaniques, type diaphragme, cape cervicale ou préservatif.

Il a été constaté que l’usage de ces spermicides pouvait entraîner chez certaines femmes un déséquilibre de leur flore vaginale, causant démangeaisons et douleurs.