Contraception

« La meilleure contraception, c’est celle que l’on choisit ! » : ce slogan, utilisé par le ministère de la Santé lors d’une campagne récente, mérite d’être abondamment relayé. En effet, trop d’hommes et de femmes, en France notamment, ne choisissent pas réellement leur mode de contraception, mais respectent un schéma type : préservatif en début de vie sexuelle, pilule contraceptive – choisie par le médecin ou le gynécologue consulté – lorsque l’activité sexuelle de la femme devient plus courante et avant la première grossesse, « stérilet » – là encore, souvent choisi par le médecin plus que par la femme – après la naissance du premier enfant.

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Si ces trois moyens de contraception sont efficaces et utilisables bien évidemment, ils ne sont ni les seuls, ni à utiliser « parce que tout le monde le fait », mais bel et bien parce qu’ils conviennent à celles et ceux qui les utilisent.

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Aucune méthode contraceptive n’est efficace à 100 %. Selon les critères de l’OMS (l’Organisation mondiale de la santé), en « utilisation parfaite » (dite théorique, c’est-à-dire sans aucun oubli ou erreur d’utilisation), certaines méthodes ont un taux d’échec de 0,1 %, mais ce taux peut monter à 20 %. En réalité, le taux d’échec est, dans les faits, légèrement supérieur à la théorie : oubli de pilule ou mauvais positionnement du préservatif sont fréquents ! On parle alors d’« usage typique », qui est nécessairement moins efficace en raison de l’oubli ou de la mauvaise utilisation des moyens contraceptifs par les usagers.

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Le risque d’échec est cependant moindre quand la méthode contraceptive est choisie par l’intéressé(e) et comprise dans son mécanisme.

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À ce sujet, lire (en anglais) le rapport de l’OMS : http://whqlibdoc.who.int/publications/2004/9241562846.pdf

Toutes les méthodes utilisées ont des avantages et des inconvénients : à chacun(e) de peser le pour et le contre, et de ne pas hésiter à demander conseil à son médecin pour changer de méthode.

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Les diverses méthodes sont ici présentées selon leur type d’action contraceptive. Cet article se limite à un rappel des méthodes utilisables, à une présentation de leur principe et à une explication de certains de leurs avantages ou inconvénients, notamment au regard des troubles féminins de la sexualité.

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Pour une description détaillée de chaque méthode, vous pouvez consulter les sites suivants :

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Pour les femmes vaginiques ou atteintes d’une vulvodynie, la contraception semble parfois inutile lorsque la pénétration est impossible. Il faut cependant savoir qu’une éjaculation à l’entrée du vagin, même sans pénétration, peut aboutir à une fécondation – au plus grand bonheur de certaines femmes (cf. « Désir d’enfant »).

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C’est l’une des raisons de l’important taux d’échec de la méthode du retrait (l’autre raison étant que le liquide séminal sécrété pendant les préliminaires, et dont l’émission est quasiment impossible à maîtriser, contient déjà des spermatozoïdes).
En conséquence, une femme vaginique ou atteinte d’une vulvodynie désirant absolument éviter une grossesse doit choisir avec soin une méthode de contraception qui lui convienne.

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