Organes génitaux internes

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1. L’hymen

Membrane située à l’entrée de l’ouverture du vagin, l’hymen sépare partiellement le vagin de la vulve. L’hymen n’est pas une membrane complète, elle comporte presque toujours une légère ouverture. Si l’hymen n’est pas perforé, il s’agit d’une anomalie à laquelle il faut remédier par une petite intervention (pour permettre l’écoulement des règles par exemple). L’hymen est donc une membrane ouverte mais il peut prendre de nombreuses formes : son ouverture peut être un beau cercle régulier, une fente longitudinale, un ensemble de petits trous,…

Lors du premier rapport sexuel, l’hymen se déchire, entrainant ainsi souvent (mais pas toujours) une perte de sang (qui peut être légère ou plus abondante). L’hymen ne disparait pas ! Simplement, il se déchire et se cicatrise tout seul, laissant place à une véritable ouverture à l’entrée du vagin. Il arrive également que cet hymen se dilate au lieu de se déchirer. Dans certains cas très rares, l’hymen est trop résistant pour se déchirer ou se dilater : il entraine ainsi des douleurs rendant la pénétration impossible. Une intervention chirurgicale est alors nécessaire.

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2. Le vagin

Le vagin est un conduit musculaire qui s’étend de son orifice jusqu’au col de l’utérus.

Le vagin n’est pas un « tube » rigide : c’est un organe extensible qui prend la forme de l’objet qui le pénètre.

En réalité, les deux parois du vagin sont l’une contre l’autre et s’écartent lorsqu’on introduit quelque chose à l’intérieur. On comprend ainsi qu’une contraction des muscles entourant le vagin empêche l’extension du vagin et l’intromission indolore d’un objet ou d’un pénis.

L’entrée du vagin est moins large que l’intérieur. Cela est du à la présence des muscles releveurs de l’anus qui encerclent cette partie du vagin.

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Ces muscles, s’ils sont contractés, peuvent gêner la pénétration et la rendre douloureuse. L’intérieur du vagin possède très peu de terminaisons nerveuses comparé à l’entrée du vagin qui est très innervé. Certains spécialistes ont mis en avant la présence de plusieurs zones plus sensibles à l’intérieur du vagin, dont le célèbre point G.

Le vagin a plusieurs fonctions. D’abord, il permet la pénétration pendant les rapports, on peut donc dire qu’il a une fonction érogène et dédiée au plaisir. Ensuite, il permet également au bébé de passer lors de l’accouchement et aux règles de s’écouler.

On l’a dit, le vagin est un organe très extensible. Lors du rapport sexuel et sous l’effet de l’excitation, il se gonfle, s’allonge et se lubrifie naturellement (d’où l’importance des préliminaires).

Le vagin possède une flore vaginale, c’est-à-dire un ensemble de petites bactéries qui prend en charge la défense et le nettoyage du vagin. Le vagin est donc un organe autonettoyant et évacue les sécrétions (ce sont les fameuses pertes blanches, appelées leucorrhées). Nul besoin donc de se laver l’intérieur du vagin avec des produits chimiques ni même d’y introduire de l’eau, cela ne ferait que dérégler la flore vaginale.

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3. L’utérus et le col de l’utérus

L’utérus est l’organe qui accueille l’œuf fécondé et dans lequel se développe l’embryon puis le fœtus.

Cet organe a la forme d’un cône et comprend en réalité 3 parties :

  • Le col de l’utérus qui correspond à la pointe du cône et qui est traversé par un canal qui relie les cavités de l’utérus et du vagin.
  • Le corps utérin qui correspond à la partie la plus large, c’est là où s’implante l’œuf fécondé. Il est relié aux trompes utérines.
  • L’isthme utérin, un petit rétrécissement qui relie le col au corps utérin.

La forme et les dimensions des différentes parties de l’utérus sont légèrement différentes si la femme a connu ou non une ou plusieurs grossesses.

La cavité utérine est tapissée d’une muqueuse qu’on appelle endomètre. Lorsqu’il y a fécondation, c’est dans cette muqueuse que s’implante l’œuf fécondé. Dans le cas contraire, une partie de l’endomètre est évacué tous les mois : ce sont les règles.

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4. Les trompes utérines (« de Fallope »)

Les trompes de Fallope sont deux conduits (droite et gauche) qui relient l’utérus aux ovaires. Une trompe mesure environ de 10 cm à 12 cm (voire 14 cm) de longueur.

Au moment de l’ovulation, chaque mois, l’ovule (expulsé par l’ovaire) est capturé par le pavillon de la trompe. Il est ensuite acheminé par la trompe vers l’utérus. Si l’ovule rencontre un spermatozoïde (provenant lui, en sens inverse, de la cavité utérine), une fécondation a lieu à l’intérieur de la trompe de Fallope.

5. Les ovaires

Les ovaires sont au nombre de deux. Ils ont une forme ovoïde et leur volume varie au cours de la vie d’une femme (pour finir lisses et atrophiés lors de la ménopause).

Les ovaires sont situés dans la cavité abdominale et sont reliés à la fois à l’utérus et aux trompes de Fallope.

Ils ont deux fonctions principales. D’abord, ils produisent des ovules. Tous les mois, au milieu de chaque cycle menstruel, un des ovules est libéré (c’est l’ovulation) et est capturé par le pavillon de la trompe de Fallope. L’ovule est ensuite éventuellement fécondé et de toute façon acheminé vers la cavité utérine.

La deuxième fonction des ovaires est la sécrétion des hormones sexuelles féminines (œstrogène et progestérone). Ces hormones jouent un rôle important ; elles permettent par exemple de modifier la cavité utérine afin de préparer une éventuelle nidation d’un ovule fécondé.

 

Texte relu et validé par une gynécologue le 31 mars 2014.

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