La vestibulectomie

Tout d’abord, il faut absolument préciser que la chirurgie n’est pas un remède miracle et ne doit être utilisée qu’en dernier recours, en cas d’échec des autres traitements. La décision d’opérer ne doit être prise qu’après avoir reçu plusieurs avis médicaux et un avis psychologique pour pouvoir mûrement réfléchir ce choix. Il ne s’agit pas d’une intervention bénigne, d’une part parce qu’elle se pratique sous anesthésie générale, d’autre part parce que les délais de cicatrisation et de rémission sont longs et variables d’une femme à l’autre, ces délais pouvant aller jusqu’à un an.

Cette opération, la vestibulectomie, consiste à exciser la partie douloureuse et à la recouvrir avec la muqueuse vaginale qui sera étirée vers le vestibule.

Il n’est malheureusement pas possible de chiffrer les taux de réussite de cette intervention dans la mesure où elle est souvent associée à d’autres thérapies ; il est donc difficile de savoir si la guérison est imputable à l’opération ou aux autres traitements entrepris en parallèle. Tout ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que certaines patientes présentent une amélioration de leurs douleurs, parfois avec une rémission totale, alors que d’autres voient leurs symptômes s’aggraver. Cette opération est de moins en moins pratiquée en France, car il semblerait effectivement qu’elle ne donne pas de meilleurs résultats que les autres méthodes. De plus, elle fait courir un risque réel de complications, ce qui n’est pas le cas avec les autres traitements. Ce n’est donc pas une décision à prendre à la légère.

 

Texte relu et validé par un dermatologue le 19 mai 2014.

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