Vaginisme et dyspareunies

Q : Quand je lis les témoignages de guérison, je suis découragée : les autres y sont arrivées, mais moi je sens bien que c’est différent, que je n’ai pas leur courage. Je n’y arriverai jamais, moi !

R : Croyez-le ou non, nous sommes TOUTES passées par ce découragement. Nous nous sommes toutes dit que nous, nous n’y arriverions pas. Et pourtant, on y arrive et on guérit ! Il existe mille et une causes au vaginisme et aux vulvodynies, il existe mille et une façons d’en venir à bout, et chaque femme est différente. Vous guérirez vous aussi, au même titre que les autres, quelles que soient vos différences. Pour cela, il vous faut trouver par quel biais, par quel moyen, en vous entourant de toutes les armes nécessaires.

Q : Faut-il obligatoirement faire une psychothérapie avant de guérir physiquement du vaginisme ?

R : Pas obligatoirement. Tout dépend de votre vécu, de vos besoins, des méthodes qui vous conviennent, de ce qui vous motivera, du soutien dont vous avez besoin. Chaque femme étant différente, il y a x façons de guérir et x cheminements. Certaines ressentent le besoin de comprendre les causes et origines de leur trouble sexuel et trouvent auprès d’un psy un soutien qui leur permettra d’avancer psychologiquement. N’hésitez pas à essayer diverses méthodes et, surtout, choisissez celle qui vous convient le mieux, à vous seule.

Q : Je suis vaginique ; cela veut-il forcément dire que j’ai subi un traumatisme sexuel (agression, attouchements, etc.) que j’aurais pu oublier ?

R : Absolument pas. Des femmes ayant vécu un traumatisme sexuel ne sont pas devenues vaginiques par la suite, et des femmes n’ayant subi aucun traumatisme sexuel sont devenues vaginiques. Ce n’est pas nécessairement lié. Il est inutile de vous affoler en imaginant que, parce que vous souffrez de vaginisme, vous avez « forcément » subi un traumatisme sexuel que vous auriez refoulé ; ce n’est pas forcement consécutif.

Q : Nous avons réussi la pénétration pour la première fois, mais je n’ai pas eu de plaisir, est-ce normal ? Je m’attendais à quelque chose de fantastique…

R : C’est tout à fait normal. Bien souvent, que l’on ait été vaginique ou non, la première fois reste la première fois, avec ses hésitations, son apprentissage, ses premières sensations. Le corps doit s’habituer aux nouveaux stimuli. Le plaisir et la sexualité s’apprennent, se façonnent, évoluent. Vous avez réussi la pénétration, c’est là votre victoire ! Le plaisir viendra progressivement, soyez patiente et confiante.

Q : J’ai guéri et je réussis la pénétration, pourtant il m’arrive d’avoir mal ; j’ai peur de redevenir vaginique.

R : N’importe quelle femme, qu’elle soit vaginique ou non, peut ressentir parfois quelques douleurs à la pénétration. Les facteurs sont multiples : stress, fatigue, préliminaires trop brefs ou absents, maladies, mycoses, etc. Il est normal d’avoir de temps en temps quelques douleurs, tiraillements ou brûlures. Cela ne remet absolument pas en question le chemin parcouru ni votre guérison. Ne vous focalisez pas là-dessus, et ne vous forcez pas si vous avez mal : essayez de vous détendre la prochaine fois.

Q : J’ai lu que telle femme, qui souffre du même problème que moi, a découvert que c’était dû chez elle à : une éducation trop stricte/un traumatisme dans l’enfance/une peur accrue de la première fois/la relation à ses parents (etc.). Puisque nous souffrons de la même chose, cela veut-il dire que la cause en est forcément la même ?

R : Absolument pas. Il y a presque autant de causes et de raisons qu’il y a de femmes ! Toutes les femmes sont différentes, chacune est unique, avec sa personnalité, son histoire, son vécu, son éducation, ses relations, sa vision du monde, son rapport à soi et aux autres. Il est des causes qu’on retrouve régulièrement, certes, mais la liste n’est absolument pas exhaustive, et chaque femme a ses raisons propres, qu’il lui appartient de découvrir et de comprendre, ou pas. Ne faites pas du cas d’autrui une généralité qui vous concerne ; les réponses sont en vous.
En revanche, vous pouvez échanger et partager vos points de vue avec d’autres femmes souffrant des mêmes maux que vous, comme vous pouvez le faire sur ce forum d’entraide (Lien vers le forum d’entraide). Cela peut contribuer à vous rassurer, à vous sentir moins seule, et à être conseillée sur les moyens à votre disposition pour trouver vos propres réponses.

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