Thérapies

Q : Je voudrais consulter un gynécologue mais je suis tétanisée… Et si l’auscultation se passe mal ?

R : Un rendez-vous gynécologique n’implique pas forcément une auscultation immédiatement. Vous pouvez aller consulter un gynécologue uniquement pour discuter, parler de vos symptômes, poser des questions, demander une contraception. Vous pouvez aussi montrer votre vulve afin qu’il regarde s’il n’y a rien de « suspect » au premier regard. L’auscultation proprement dite peut, si vous ne vous sentez pas assez à l’aise, ne venir qu’après plusieurs rendez-vous. Pour cela, il faut oser parler au professionnel, oser lui dire ce dont vous pensez souffrir, lui décrire vos douleurs, vos ressentis. Même si le professionnel est doux et à l’écoute, il n’est pas télépathe pour autant. Plus vous lui parlerez, plus vous le guiderez, plus celui-ci pourra répondre à vos attentes et besoins.

Y aller dans cette optique pourrait vous aider à relâcher la pression, à vous détendre. Le gynécologue compétent n’est pas là pour vous faire souffrir mais bien pour répondre à vos questions et vous proposer des pistes.

Q : Je souhaiterais consulter un psychothérapeute, mais je ne peux pas me le permettre financièrement. Comment me faire aider ?

R : Deux solutions existent :
- soit vous adresser auprès d’un CMP (Centre Médico-Psychologique). Pris en charge par l’État, ces organismes vous assurent un suivi psychothérapeutique gratuit le temps nécessaire, au même titre que chez un psychothérapeute du privé. Renseignez-vous auprès des urgences psychiatriques hospitalières/auprès de la mairie de votre municipalité.
- soit vous adresser auprès d’une association de votre ville : il existe bon nombre d’associations permettant de bénéficier d’un suivi psychothérapeutique gratuitement ou à un coût réduit. Renseignez-vous auprès des urgences psychiatriques hospitalières/auprès de la mairie de votre municipalité.

Q : Voulant suivre une psychothérapie, j’ai eu deux ou trois séances avec le thérapeute, mais ça n’a pas l’air de marcher, je ne vais pas mieux. Dois-je arrêter et changer de thérapeute ?

R : Il faut savoir qu’une thérapie prend du temps ; c’est un mécanisme complexe qui doit se mettre en place, dépendant de multiples facteurs : votre vécu, votre personnalité, celle du thérapeute, son expérience, ses méthodes, vos attentes et besoins envers la thérapie, la confiance et la relation de parole entre vous et le thérapeute, etc. Aucune thérapie ne va vous guérir en trois séances, c’est un travail de fond qui implique une mise en place progressive. En outre, ne vous attendez pas à sortir à chaque fois heureux et soulagé de chaque séance ; une thérapie, c’est difficile, parfois douloureux et pénible mais bénéfique.
En revanche, si au bout d’un certain temps (5, 8, 10 séances), vous ne sentez aucun bénéfice ou avancée notable, parlez-en avec votre thérapeute. Vous discuterez ensemble des raisons qui freinent la réussite de la thérapie et de ce qu’il convient mieux de faire (adapter la thérapie, changer de méthode, augmenter la fréquence des séances, changer de thérapeute, etc.).
Enfin, si vous êtes tombé sur un thérapeute qui ne vous convenait et que vous avez arrêté après x séances, ne baissez pas les bras : laissez passer quelques semaines, et essayez avec un nouveau thérapeute, en tentant, seul ou avec lui, de comprendre ce qui n’a pas marché précédemment pour adapter la thérapie à vos besoins. Il faut parfois plusieurs tentatives et rencontres avant de tomber sur le thérapeute qui vous conviendra. Cela peut être long et fastidieux, mais ne vous découragez pas : vous trouverez celui qui vous convient.

Q : Dois-je me procurer une ordonnance pour consulter un dermatologue ?

R : Oui. En France on doit choisir et déclarer un médecin traitant. On peut consulter tout spécialiste librement, mais si on veut être remboursé normalement, il faut avoir été adressé par son médecin traitant. C’est ce qu’on appelle le parcours de soins coordonnées.

Il y a cependant des exceptions. Il est possible de consulter directement : un gynécologue, un ophtalmologue, un psychiatre, un stomatologue et un dentiste.

Précision sur les consultations possibles :

- un gynécologue, pour l’examen clinique périodique comprenant les actes de dépistage, la prescription et le suivi de la contraception, le suivi de grossesse ou l’interruption de grossesse médicamenteuse ;

- un ophtalmologue, pour la prescription et le renouvellement de verres correcteurs ou de lentilles de contacts, des actes de dépistage et suivi du glaucome ;

- un psychiatre ou un neuropsychiatre si vous avez entre 16 et 25 ans ;

- un stomatologue, pour les actes bucco-dentaires (soins de prévention bucco-dentaire, soins conservateurs, soins chirurgicaux, soins de prothèses dentaires, traitements d’orthopédie dento-maxillo-faciale) ;

- un dentiste : les soins dentaires ne sont pas concernés par le parcours de soins coordonnés. Vous pouvez consulter directement un chirurgien-dentiste, sans orientation de votre médecin traitant. Vous serez remboursé normalement.

Ce médecin spécialiste cochera alors la case « Accès direct spécifique » sur la feuille de soins. Le patient est alors remboursé normalement.

En dehors de ces actes prévus en accès direct autorisé, le patient doit avoir été orienté par son médecin traitant vers l’un de ces médecins spécialistes, sinon le patient est moins bien remboursé.

Rq. : Si vous avez un médecin traitant déclaré, vous pouvez consulter un médecin généraliste installé depuis moins de 5 ans en exercice libéral. Vous serez remboursé normalement.

Cas particuliers

Vous êtes dans le parcours de soins coordonnés si vous consultez directement un médecin spécialiste, sans passer par votre médecin traitant, dans les situations suivantes :

- dans le cadre d’un protocole de soins établi pour une affection de longue durée ;

- si ce médecin spécialiste vous suit dans le cadre d’une maladie chronique ;

- pour une consultation de contrôle ;

- dans le cadre d’une séquence de soins en concertation avec votre médecin traitant.

Vous serez remboursé normalement.

Source : Site AMELI

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