Que faire ?

Avant toute chose, il convient de préciser qu’il n’existe malheureusement pas à ce jour de traitement unique ou miracle contre les vulvodynies : en effet, les thérapeutiques les plus efficaces sont celles qui associent plusieurs approches, tous les traitements proposés actuellement sont longs et les rechutes toujours possibles.

De plus, l’efficacité du traitement dépend tout autant de la qualité de la prise en charge médicale et psychologique que de l’implication de la patiente. On peut à juste titre affirmer qu’il existe autant de causes que de moyens de guérir de ces maladies.

Il est aussi très difficile de fixer une durée moyenne de traitement jusqu’à la guérison, de même qu’il ne nous est pas possible de chiffrer les taux de réussite en fonction des différents types de traitements.

En revanche, il semblerait que les patientes pour lesquelles la maladie est diagnostiquée rapidement, et qui bénéficient d’une prise en charge efficace sans passer par des années d’errance médicale, guérissent plus vite.

Il est faux de penser, comme certains médecins peuvent le faire ressentir à leurs patientes, qu’il n’y a pas de solution et que ces maux ne peuvent être que chroniques. En effet, certains médecins auront tendance à vous dire que vous avez les muqueuses sèches ou sensibles et qu’il n’y a rien à faire contre cela, ou bien que, puisque vous êtes sensible aux mycoses, aux infections bactériennes ou aux cystites, il est normal que vos muqueuses soient devenues de même sèches et sensibles… ils n’ont certes pas tort, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de solution et qu’on ne puisse pas en guérir.

Si  la plupart des femmes guérissent, c’est bien qu’il y a des moyens pour s’en sortir. Bien sûr, le chemin vers la guérison se fera sûrement par paliers, par petites améliorations successives, mais vous pouvez à juste titre espérer à terme une guérison complète et définitive.

Texte relu et validé par un dermatologue le 19 mai 2014.