Causes

Causes

La mycose vulvo-vaginale est provoquée par des levures type candida : albicans (dans près de 95 %), glabrata, tropicalis, torulopsis, krusei, stellatoides, etc. Le candida est naturellement et physiologiquement présent dans l’intestin, et donc dans les voies génitales (vulve et vagin) par contact (toilette, caresse sexuelle). Il s’agit donc d’une infection par ses propres germes, déjà présents dans le corps.

Le passage de la forme inoffensive (levures naturellement présente dans le vagin) à la forme agressive (mycoses) avec apparition de signes anormaux dépend en partie de la qualité des défenses naturelles de la personne touchée.

Dans 60 % des cas, l’origine de la mycose est interne, le problème vient de la femme elle-même et d’un déséquilibre de sa flore vaginale ; dans un tiers des cas, la contamination provient de l’extérieur, par contact sexuel ou par contact avec un objet infesté.

Diagnostic

Le diagnostic est souvent fait dès l’interrogatoire médical. L’examen standard (inspection de la vulve, examen du col et du vagin avec spéculum) permet au spécialiste de constater la présence de lésions. Cet examen peut être pratiqué par un médecin généraliste, un gynécologue ou un dermatologue.

Les analyses et examens complémentaires, effectués suite à un prélèvement, ne sont pas indispensables au diagnostic, mais permettent de confirmer celui-ci. Il est préférable d’y avoir recours si l’aspect est inhabituel, si les symptômes sont discrets, s’il y a un doute avec un autre diagnostic ou si l’infection résiste à plusieurs traitements bien conduits.

Si l’examen au spéculum est impossible en raison de votre vaginisme ou d’une vulvodynie, sachez qu’il est possible d’effectuer des prélèvements avec un simple Coton-Tige.

En savoir plus

 

Veillez à être sûre du diagnostic avant de prendre un traitement antifongique. En cas d’absence de mycose, non seulement le traitement est inutile, mais il attaque fortement la flore vaginale, pouvant entraîner par la suite irritations ou vulvites. Malheureusement, beaucoup de gynécologues collent l’étiquette « mycose » à la moindre douleur ou gêne vulvaire, sans symptômes réels et sans analyse. Il est donc préférable d’effectuer des prélèvements ou demander un second avis médical.

Texte relu et validé par une gynécologue le 31 mars 2014.

xx