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Vagin : Organe génital interne de la femme, allant du col de l’utérus jusqu’à l’ouverture au niveau de la vulve. Les femmes vaginiques s’imaginent souvent « trop étroites », comme si leur corps n’était pas fait pour l’amour… Or, le vagin est précisément conçu pour être pénétré !

Vaginisme : Trouble sexuel peu connu qui concerne pourtant des milliers de femmes. Contraction involontaire, répétée, persistante, des muscles périnéaux qui entourent le tiers externe du vagin, en cas de tentative de pénétration par le pénis, doigt, tampon ou un spéculum. Cette contraction peut rendre la pénétration impossible (le vagin étant alors totalement clos) ou possible mais très douloureuse. On distingue le vaginisme primaire (si la pénétration s’est toujours avérée impossible ou difficile) du vaginisme secondaire (s’il apparaît après une vie sexuelle satisfaisante et sans problèmes particuliers). On distingue également le vaginisme global (lorsque qu’il se produit dans toutes les situations et avec tout objet) du vaginisme situationnel (lorsqu’il ne se produit que dans certaines situations, par exemple avec un partenaire mais pas d’autres, ou lors de rapports sexuels mais pas avec des tampons ni lors d’examens pelviens ou vice versa). Le vaginisme ne rend donc pas toujours toute pénétration impossible.

Vaginite : Inflammation du vagin, souvent associée à une vulvite (on parle alors de vulvo-vaginite). Elle est essentiellement d’origine infectieuse. Il existe plusieurs sortes de vaginite (parasitaire à trichomonas, mycosique, microbienne).

Vestibulectomie : Opération qui consiste à exciser la partie douloureuse et à la recouvrir avec la muqueuse vaginale qui sera étirée vers le vestibule. A ne pas considérer comme une solution miracle.

 

Vestibulite vulvaire, ou vestibulodynie : La vestibulite est une forme particulière de vulvodynie, la plus fréquente. Littéralement, ce terme signifie  » inflammation du vestibule vulvaire ». Ce terme, impropre puisqu’il n’y a pas d’inflammation, a été remplacé par celui de « vestibulodynie ». La vestibulodynie est une pathologie qui touche la région inférieure du « vestibule », entourant l’entrée du vagin, zone formant un « fer à cheval ». Elle se traduit par une douleur localisée. Celle-ci peut se manifester soit à tout contact (port d’un vêtement trop serrée, position assise trop longue, etc.) ou seulement lors d’une tentative de pénétration. En général elle provoque une douleur intense lors des rapports sexuels et, le plus souvent, lors de l’introduction de tout corps étranger dans le vagin (doigt, tampon, etc.). La douleur se situe entre les petites lèvres et l’entrée du vagin. Les femmes atteintes de vestibulodynie comparent leur douleur à celle d’une brûlure, ou de « coups de couteaux » ou encore à la sensation de perdre leur virginité à chaque rapport sexuel.

Vibromasseur : Sex-toy vibrant. Il en existe de plusieurs tailles, diamètres, couleurs, matières, formes.

Vulvectomie : Ablation chirurgicale de la vulve. Traitement lors d’un cancer de la vulve.

Vulvite : Inflammation de la vulve, souvent associée à une vaginite (on parle alors de vulvo-vaginite).

Vulvodynies : Maladies de la vulve (« vulvo » = vulve ; « dynie » = douleur). Elles sont définies comme une douleur vulvaire chronique, sans lésion visible pertinente. L’inconfort est le plus souvent une brûlure, plus rarement une autre sensation (élancement, pincement, tiraillement, etc.). Cet inconfort est diffus ou localisé (hémi-vulve, vestibule, clitoris, méat urétral). Il est chronique, parfois émaillé de rémissions. Elles sont souvent responsables de dyspareunie. La peau de la vulve maintient souvent une apparence normale, et l’examen clinique montre l’absence d’anomalie décelable. Les vulvodynies peuvent être primaires (lorsque la pathologie existe depuis toujours) ou secondaires (lorsque la douleur survient après de nombreuses années vécues sans dyspareunie).