Romans

Tout le monde fait l'amour - Pascale ClarkPascale Clark, Tout le monde fait l’amour, Ed. Albin Michel, 2001, 13,60€ env. (5€ env. en format poche), 200 pages.

L’auteur : Pascale Clark, née en 1963, est une journaliste française de radio et de télévision, devenue célèbre pour ses interviews intimistes avec différentes personnalités.

L’histoire : Tout le monde fait l’amour, sauf Clara l’héroïne, qui, n’arrive même pas à embrasser un garçon. Elle a peur des hommes et des réactions de son propre corps. Car Clara ne s’aime guère et n’est pas follement bien dans sa peau. Elle ne trouve équilibre et réconfort qu’en s’appuyant sur ses deux copines, Gertrude, la moche qui rêve au grand amour et se trompe dans les grandes largeurs quand elle croit l’avoir trouvé, et Maud, la somptueuse, la ravageuse qui collectionne les aventures pour cacher sans doute une blessure profonde. Entre les deux, Clara navigue avec difficulté, toujours entre rires et larmes, à la poursuite d’un bonheur qu’on ne trouve jamais.  Finalement, le trio va s’en sortir, un peu éclopé mais malgré tout indemne, ayant découvert que ce n’est pas si simple de devenir adulte, et encore moins simple de comprendre cet être étrange qu’est l’homme.

L’avis : « C’est sûr que la romancière a dû connaître le trouble du vaginisme pour écrire comme elle écrit ! Quand on lit le livre et qu’on l’est, vaginique, ou qu’on l’a été, toutes ses remarques raisonnent au plus profond de nous, comme si l’héroïne était à notre place et éprouvait les même sentiments que nous. »
« Quelle expérience troublante, y était écrit tout ce que je m’employais à cacher. Evidemment j’ai ressenti beaucoup d’émotion en lisant ce livre. Sacrée prise de risque et sacré courage pour une personne publique telle Pascale Clark (chroniqueuse radio) de se livrer, de s’exposer ainsi, pour une histoire dont on se doute qu’elle est autobiographique. Comme j’ai découvert ce livre un moment après sa sortie je ne sais pas quel retentissement il a eu à l’époque. Mon regret : le mot « vaginisme » n’est jamais écrit si je me souviens bien, et la guérison de l’héroïne parait un peu « tombée du ciel ». Les pistes concrètes pour guérir ne sont pas évoquées et je ne peux pas dire que ce livre a ouvert une voie ou m’a fait progresser, dans le sens d’envisager une solution. »
« Je l’ai lu il y a des années mais j’avais été un peu déçue je me souviens que j’avais trouvé la guérison bien rapide et puis je ne m’y suis pas du tout retrouvée, j’ai trouvé que ce n’était pas assez creusé, les séances chez la psy sont survolées à mon sens mais bon il a le mérite d’exister… »

Des guirlandes dans le sapin - Françoise ReyFrançoise Rey, Des guirlandes dans le sapin, Ed. Blanche, 196 pages, 16 €.

L’auteur : Considérée comme la « grande dame de l’érotisme », Françoise Rey a publié une vingtaine de livres depuis le succès fulgurant de son premier roman, La Femme de papier, en 1989. Professeur de français dans le Beaujolais, elle fut la première femme à revendiquer son goût pour la littérature érotique et à défendre ses livres à visage découvert, ouvrant la voie de l’écriture sensuelle à de nombreuses femmes. Devenue grand-mère, elle continue son exploration des fantasmes avec une grande tendresse mêlée d’une incorrigible impertinence et d’un humour sans faille.

L’avis : « Des nouvelles érotiques assez savoureuses, écrites par une femme qui fut tout de même une pionnière en matière de coming out concernant la littérature érotique. Prof de français, son premier roman « La femme de papier », sorti en 1989, a été un très gros succès. Depuis, elle a écrit une bonne vingtaine de bouquins et a toujours travaillé sans se cacher, revendiquant son goût pour les récits érotiques. Sans compter qu’elle a beaucoup d’humour : ce qu’elle écrit est souvent drôle. Ce recueil de nouvelles est un excellent cadeau de Noël à faire à un proche un peu coincé. C’est goûteux, léger, et aussi lubrique que tendre. » Commentaire tiré de www.zonezerogene.com.

La femme interdite - Delphine de MalherbeDelphine de Malherbe, La femme interdite, Ed. J.C. Lattès, 2006, 13,50€ env., 250 pages.

L’auteur : Auteur de théâtre, Delphine de Malherbe écrit des chansons qu’elle interprète. Elle collabore chaque semaine au JDD (rubrique théâtre) et a publié en 2006 un premier roman remarqué, La femme interdite (Lattès).

L’histoire : Serge Mandart vit dans le 11e arrondissement. Il aime réparer des meubles, façonner le bois, boire et faire l amour. Mais parfois, le corps ne suit plus. Avec sa cinquantaine et son charme rural », il séduit Lila, une jeune beauté pétrie d amour, mais incapable de lui donner ce qu’il attend d elle : le sexe. Un amour cérébral, sentimental et sensuel d une force vive va prendre corps entre ces deux êtres. Jusqu’à ce que le miroir de leurs impuissances ne les détruisent. Face à eux même et au monde, ils décideront de guérir ou de sauter dans le vide.

Les avis : « Ce que j’ai surtout aimé dans ce livre c’est le fait qu’ENFIN il en existe un qui traite du sujet!! Jusqu’ici à part quelques lignes dans les bouquins médicaux ou psycho sur les phobies je n’avais rien trouvé… J’ ai aussi été assez séduite par la personnalité de la narratrice, un peu « secouée » comme moi, et le fait qu’elle insiste sur le sentiment de solitude et d’incompréhension qu’on peut éprouver quand on souffre de vaginisme, cette impression d’être tellement différente des autres. Sinon c’est vrai que le livre n’apprend rien de bien nouveau et que je me suis un peu ennuyée en le lisant parfois ! »
« Je me suis enfin décidée à l’acheter et je viens de le finir… Perplexe. Bon Ok le sujet est clair et il a le mérite de parler de son histoire. Je trouve que dans sa souffrance, ses doutes, sa vision du monde et surtout sa guérison (parce que ça compte quand même !!!) ça apporte un bon éclairage. Mais c’est son histoire et elle est très torturée cette héroïne. Donc la lecture est souvent un peu fastidieuse. J’ai été très gênée par les rapports humains qu’elle décrit. Mais au moins elle parle d’un sujet qui nous touche. »