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VAGINISME ET VULVODYNIES
Q : Quand je lis les témoignages de guérison, je suis découragée : les autres y sont arrivées, mais moi je sens bien que c'est différent, que je n'ai pas leur courage. Je n'y arriverai jamais, moi !
R : Croyez-le ou non, nous sommes TOUTES passées par ce découragement. Nous nous sommes toutes dit que nous, nous n'y arriverions pas. Et pourtant, on y arrive et on guérit ! Il existe mille et une causes au vaginisme et aux vulvodynies, il existe mille et une façons d'en venir à bout, et chaque femme est différente. Vous guérirez vous aussi, au même titre que les autres, quelles que soient vos différences. Pour cela, il vous faut trouver par quel biais, par quel moyen, en vous entourant de toutes les armes nécessaires.
Q : Faut-il obligatoirement faire une psychothérapie avant de guérir physiquement du vaginisme ?
R : Pas obligatoirement. Tout dépend de votre vécu, de vos besoins, des méthodes qui vous conviennent, de ce qui vous motivera, du soutien dont vous avez besoin. Chaque femme étant différente, il y a x façons de guérir et x cheminements. Certaines ressentent le besoin de comprendre les causes et origines de leur trouble sexuel et trouvent auprès d'un psy un soutien qui leur permettra d'avancer psychologiquement. D'autres préfèrent d'abord guérir physiquement, par leurs propres moyens, sans chercher les causes. N'hésitez pas à essayer diverses méthodes et, surtout, choisissez celle qui vous convient le mieux, à vous seule.
Q : Je suis vaginique ; cela veut-il forcément dire que j'ai subi un traumatisme sexuel (agression, attouchements, etc.) que j'aurais pu oublier ?
R : Absolument pas. Des femmes ayant vécu un traumatisme sexuel ne sont pas devenues vaginiques par la suite, et des femmes n'ayant subi aucun traumatisme sexuel sont devenues vaginiques. Ce n'est pas nécessairement lié. Il est inutile de vous affoler en imaginant que, parce que vous souffrez de vaginisme, vous avez "forcément" subi un traumatisme sexuel que vous auriez refoulé ; ce n'est pas forcement consécutif.
Q : Nous avons réussi la pénétration pour la première fois, mais je n'ai pas eu de plaisir, est-ce normal ? Je m'attendais à quelque chose de fantastique...
R : C'est tout à fait normal. Bien souvent, que l'on ait été vaginique ou non, la première fois reste la première fois, avec ses hésitations, son apprentissage, ses premières sensations. Le corps doit s'habituer aux nouveaux stimuli. Le plaisir et la sexualité s'apprennent, se façonnent, évoluent. Vous avez réussi la pénétration, c'est là votre victoire ! Le plaisir viendra progressivement, soyez patiente et confiante.
Q : J'ai guéri et je réussis la pénétration, pourtant il m'arrive d'avoir mal ; j'ai peur de redevenir vaginique.
R : N'importe quelle femme, qu'elle soit vaginique ou non, peut ressentir parfois quelques douleurs à la pénétration. Les facteurs sont multiples : stress, fatigue, préliminaires trop brefs ou absents, maladies, mycoses, etc. Il est normal d'avoir de temps en temps quelques douleurs, tiraillements ou brûlures. Cela ne remet absolument pas en question le chemin parcouru ni votre guérison. Ne vous focalisez pas là-dessus, et ne vous forcez pas si vous avez mal : essayez de vous détendre la prochaine fois.
Q : J'ai lu que telle femme, qui souffre du même problème que moi, a découvert que c'était dû chez elle à : une éducation trop stricte/un traumatisme dans l'enfance/une peur accrue de la première fois/la relation à ses parents (etc.). Puisque nous souffrons de la même chose, cela veut-il dire que la cause en est forcément la même ?
R : Absolument pas. Il y a presque autant de causes et de raisons qu'il y a de femmes ! Toutes les femmes sont différentes, chacune est unique, avec sa personnalité, son histoire, son vécu, son éducation, ses relations, sa vision du monde, son rapport à soi et aux autres. Il est des causes qu'on retrouve régulièrement, certes, mais la liste n'est absolument pas exhaustive, et chaque femme a ses raisons propres, qu'il lui appartient de découvrir et de comprendre, ou pas. Ne faites pas du cas d'autrui une généralité qui vous concerne ; les réponses sont en vous. En revanche, vous pouvez échanger et partager vos points de vue avec d'autres femmes souffrant des mêmes maux que vous, comme vous pouvez le faire sur ce forum d'entraide (Lien vers le forum d'entraide). Cela peut contribuer à vous rassurer, à vous sentir moins seule, et à être conseillée sur les moyens à votre disposition pour trouver vos propres réponses.
LES DILATATEURS
Q : Qu’est-ce qu’un dilatateur ? Quelle est la différence avec un vibromasseur ?
R : Un dilatateur est un cône de plastique de forme oblongue, spécifiquement fabriqué pour la rééducation sexuelle. Un vibromasseur est un sex-toy, et donc avant tout fabriqué pour des jeux sexuels. La principale différence avec un vibromasseur est que le dilatateur n’est pas vibrant. De plus, leur aspect est différent : certains vibromasseurs ressemblent aux dilatateurs, mais de nombreux modèles sont beaucoup plus « réalistes » que les dilatateurs. Il existe de nombreux modèles, couleurs, textures de sex-toy. Grâce aux vibrations, les vibromasseurs peuvent aider à détendre les muscles et cette stimulation peut donner du plaisir, favorisant ainsi la détente. Pour en savoir plus : Les exercices.
Q : Qu’y a-t-il dans le kit Amiel et où puis-je l’acheter ?
R : Le kit comprend quatre dilatateurs de tailles et diamètres différents, une poignée à clipper dessus, un tube de lubrifiant, une trousse de rangement et une brosse d’entretien. Plusieurs sociétés le commercialisent, et principalement la société Owenmumford. Pour en savoir plus : Site Internet de la société Owenmumford
Q : Je trouve le prix élevé, est-ce vraiment valable d’acheter ce kit ?
R : Le prix peut effectivement paraître élevé, mais il ne faut pas oublier que ce kit contient quatre dilatateurs différents : si vous achetiez quatre vibromasseurs de diamètres différents, le prix serait équivalent. A vous de voir si cet achat est valable pour vous : si par exemple, vous faites déjà des exercices avec des sex-toys de taille similaire aux deux premiers dilatateurs, alors il vaut peut-être mieux que vous achetiez un sex-toy de diamètre supérieur à ceux que vous possédez pour poursuivre vos exercices. Sachez également que l'association peut vous aider à financer cet achat : Nos actions
Q : Le colis est-il discret ? Quel est le délai de livraison ?
R : Oui, le colis est très discret : il ne comporte aucun signe distinctif, personne ne peut en deviner le contenu. Le délai de livraison est relativement rapide : de quelques jours à une semaine environ.
Q : Je vois que sur le bon de commande, il y a un emplacement réservé au cachet du thérapeute. Dois-je le faire tamponner par un médecin ou avoir une prescription pour pouvoir acheter le kit ?
R : Non ce n’est pas nécessaire.
Q : Comment entretenir les dilatateurs ? Faut-il les stériliser ?
R : Les dilatateurs peuvent être stérilisés en les trempant dans l’eau bouillante durant une dizaine de minutes. Néanmoins, la stérilisation n’est pas obligatoire : il suffit de bien les laver à l’eau chaude et au savon et de bien les sécher après chaque utilisation.
Q : Quel lubrifiant utiliser ? Suis-je obligée d’utiliser celui fourni avec le kit ?
R : Vous pouvez utiliser le lubrifiant que vous souhaitez : celui du kit, ou tout autre lubrifiant qui vous convient. Vous pouvez aussi utiliser l’huile de jojoba. Mais attention, n’oubliez pas que cette huile est incompatible avec les préservatifs.
Q : Je suis vierge, puis-je utiliser les dilatateurs ?
R : Oui, vous le pouvez. Au fil des exercices avec les dilatateurs, votre hymen va s’assouplir, s’élargir, et non pas se déchirer comme on a tendance à l’imaginer. Pour en savoir plus sur l'hymen : Anatomie
Q : Pourquoi utiliser le kit ? Enlève-t-il la peur de la pénétration ?
R : Comme vous le savez sûrement, le vaginisme est dû à la contraction involontaire des muscles du vagin. Les dilatateurs vous aident à prendre conscience et à mieux contrôler ce réflexe, tout en vous habituant à insérer quelque chose dans votre vagin. Les dilatateurs ne feront pas disparaître votre peur de la pénétration, ils remédient au problème physique. Il vous faut également travailler sur le mental pour comprendre votre peur et la combattre.
Q : Que faire si je ne peux pas commander le kit ni acheter de sex-toy ?
R : Vous pouvez faire des exercices à l’aide de divers objets du quotidien : crayon, coton tige, manches de brosse à dents ou à cheveux, carotte…à vous de voir ce qui vous convient/vous inspire le plus. Quelques idées dans ce sujet : Les exercices
Q : Je trouve les dilatateurs trop froids, avez-vous une solution ?
R : Astuce toute simple : passez-les sous l’eau tiède juste avant de commencer vos exercices et au revoir la sensation de froid désagréable !
Q : Au secours, le 4ème dilatateur me fait peur ! En plus, le pénis de mon partenaire est encore plus gros !
R : Pas de panique ! Le n°4 est certes imposant et impressionnant lorsqu’on le découvre la première fois, mais ne focalisez pas sur lui. Ces exercices sont progressifs et il est tout à fait normal qu'au début celui-ci vous paraisse trop "gros". Votre vision des choses évoluera en même temps que vous progresserez dans vos exercices.
Mon conseil : laissez-le au fond de votre trousse et ne le sortez plus, oubliez-le pour le moment et concentrez-vous sur les premiers. Pour vous rassurer, sachez que bien des filles ont guéri sans jamais avoir réussi à l’insérer totalement. L’insertion de ce 4 n’est donc pas une étape obligatoire pour guérir.
Si vous avez constaté que ce dilatateur a un diamètre inférieur à celui du pénis de votre partenaire, ne paniquez pas : un pénis n’a rien à voir avec un dilatateur de plastique. Le pénis est chaud, « ergonomique » (mère nature a bien fait les choses), donc bien plus agréable que le dilatateur. Autre élément non négligeable : lorsque vous aurez envie d’être pénétrée, l’excitation jouera en votre faveur. En effet, lors de l'excitation sexuelle, votre vagin se lubrifie et surtout, se dilate naturellement, c’est-à-dire qu’il s’élargit et s'allonge pour pouvoir accueillir un pénis.
LES EXERCICES
Q : J’ai peur de me faire mal à cause de mon hymen pendant les exercices…
R : L’hymen est une membrane souple qui peut laisser passer un doigt ou un tampon sans se rompre. Cette membrane se distend. Avec les exercices, vous assouplirez peu à peu votre hymen, qui se détendra sans douleur. L’hymen n’est donc pas un obstacle aux exercices. Ce sont vos muscles qui sont source de douleur. Il y a de rares cas où l’hymen est résistant. Une simple incision chirurgicale – hymenectomie – sous anesthésie peut être effectuée, après diagnostic de votre gynécologue.
Q : J’ai l’impression de sentir comme une boule de chair à l’entrée de mon vagin. Qu’est-ce que c’est ?
R : Les muqueuses de la vulve et du vagin ne sont pas lisses, mais souvent "fripées", avec des replis de chair. Cependant, cette boule est tout simplement due aux muscles qui se contractent. Elle disparaîtra en même temps que vos muscles se relâcheront.
Q : Est-il possible de faire ces exercices dans le bain ?
R : Le moment du bain est un moment intime et sensuel. L’eau chaude peut avoir une action décontractante sur les muscles. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’eau n’est pas un très bon lubrifiant. Elle peut donner une sensation de sécheresse, peu agréable. Un juste milieu consiste à prendre un bain pour se détendre, et à faire les exercices juste après avec du lubrifiant.
Q : Lorsque j’introduis un ou deux doigts lors d'exercice, jusqu’où dois-je aller ? Faut-il juste rentrer ou pousser ?
R : C’est à vous de sentir ce que vous êtes capable de faire, jusqu’où vous pouvez accepter d’entrer en fonction de la douleur et de la contraction de vos muscles. Peu à peu, vous pourrez aller de plus en plus loin, mais cela ne se fait pas en une seule fois.
Q : Quelle est la meilleure fréquence pour les exercices ? Dois-je en faire tous les jours ?
R : Ce n’est pas une obligation de faire les exercices quotidiennement. En effet, lorsque l’on rentre du travail, on est souvent trop fatiguée ou stressée pour se lancer dans les exercices. De plus, faire les exercices en n’étant pas en forme se solde souvent par une séance décevante. Il est donc important de rester à l’écoute de son corps et de ne pas se forcer en cas de grosse fatigue ou de stress.
Néanmoins, pour progresser, la régularité est nécessaire. Il est donc recommandé de faire les exercices au moins toutes les semaines afin que cela devienne une habitude. Si votre travail ou vos études sont vraiment prenants, faites vos exercices le week-end, lorsque vous êtes plus détendue, reposée et disponible. Et n’oubliez pas : mieux vaut faire deux séances hebdomadaires dans de bonnes conditions, et sans interruption, que faire ses exercices tous les jours pendant une semaine, s’arrêter une semaine, reprendre, cesser à nouveau etc.
Q : Combien de temps dois-je garder en moi le dilatateur ou le sex-toy ? et combien de temps doit durer une séance d’exercice ?
R : Il n’y a pas de durée prédéfinie : ne vous fixez pas de durée, c’est le meilleur moyen de vous mettre inutilement la pression et de vous décourager si vous ne tenez pas aussi longtemps que prévu. Gardez le dilatateur aussi longtemps que vous le souhaitez. Le but est de vous sentir à l’aise, détendue, que le dilatateur ne vous gêne pas. Ne forcez pas si vous sentez que ça chauffe ou tiraille beaucoup.
Q : Combien de temps dois-je passer avec chaque diamètre de dilatateur ou de sex-toy ?
R : Là non plus, il n'y a pas de durée prédéfinie. Cette donnée est très variable d’une femme à l’autre : certaines passent très vite d’un diamètre à l’autre, d’autres mettent plus de temps, d’autres encore bloquent un certain temps sur un diamètre en particulier. L’essentiel pour passer au diamètre supérieur est de se sentir TOTALEMENT à l’aise avec le précédent. Même si la tentation est grande d’enchaîner rapidement, ne brûlez pas les étapes. Restez à l’écoute de votre corps et ne forcez jamais. Évitez également de vous comparer aux autres femmes, c’est la meilleure façon de vous persuader à tort que vous ne progressez pas. Vous progressez à votre allure.
Q : J’ai le kit ou des sextoy, mais j’ai vraiment trop peur d’en insérer un en moi. Que faire ?
R : Si vous ne sentez pas encore prête à insérer un dilatateur, inutile d’insister car si vous forcez alors que vous êtes contractée, vous vous ferez mal et entretiendrez le cercle vicieux « douleur/contraction/peur de la douleur/contraction ». Commencez par apprivoiser l’objet en le posant juste à l’entrée du vagin, sans le faire entrer. Respirez bien, détendez-vous, familiarisez-vous avec cette nouvelle sensation. Répétez l’exercice autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que vous soyez parfaitement détendue et prête mentalement et physiquement à aller plus loin.
Q : Une fois le dilatateur ou le sex-toy inséré, il me fait mal, me gêne, c’est inconfortable. Pourquoi ?
R : Cela arrive souvent, lorsque l’on commence à peine les exercices avec les dilatateurs ou lorsque l’on débute les exercices avec un dilatateur d’un nouveau diamètre. Et c’est normal : les muscles doivent s’habituer à se détendre pour recevoir le dilatateur (ou se faire à un diamètre plus large), ce qui explique les sensations de tiraillements désagréables et les légères douleurs. Ces désagréments disparaissent avec la pratique, mais si ce n’est pas le cas, si la douleur et la gêne sont vraiment importantes, c’est probablement parce que votre corps n’est pas encore prêt pour ce diamètre et que vous avez encore besoin de travailler avec le diamètre inférieur.
Q : Quelques heures après avoir fait les exercices, j’ai encore mal, je me sens endolorie. Pourquoi ?
R : Il arrive effectivement que l’on ressente des tiraillements, ou qu’on se sente endolorie, et que cette sensation persiste bien après la séance. Pas de panique : les exercices sollicitent beaucoup les muscles du vagin, qui peuvent donc ensuite être sensibles ou légèrement douloureux. C’est un peu comme lorsque l’on a des courbatures après une séance de sport : lorsqu’on débute, on a des courbatures, puis peu à peu, avec la pratique, on en a de moins en moins. Si toutefois, vous ressentez une persistante sensation d’échauffement à l’entrée du vagin (appelée vestibule), mieux vaut consulter pour écarter l’hypothèse d’une infection, d’une cystite ou d’une vestibulite.
Q : Et quand je serai guérie, est-ce que ça me fera aussi mal après la pénétration ?
R : Une fois guérie, ce genre de désagréments peut vous arriver, mais là encore, avec la pratique, cela ne persistera pas.
Q : Faut-il faire des va et vient ?
R : Lorsque vous commencez avec un dilatateur, vous pouvez vous contenter de l’insérer et de faire des contractions/décontractions. Ensuite, lorsque vous vous sentez plus à l’aise, vous pouvez tenter les va et vient. Ils sont très utiles : n’oubliez pas que le pénis de votre partenaire, lorsqu’il sera en vous, effectuera ces mouvements. il est donc recommandé de s’habituer, non seulement à l’insertion, mais également au mouvement.
Q : Le dilatateur (ou le sex-toy) sort tout seul, est-ce normal ?
R : Oui, rien d’inquiétant à ce phénomène. Les muscles se détendent, donc le dilatateur glisse. Remettez-le doucement en place en respirant bien, et maintenez-le avec la poignée.
Q : À chaque fois que je fais mes exercices, même en dehors de la période d’ovulation, j’ai des pertes blanches. Est-ce normal ?
R : Ces pertes sont dues à la lubrification naturelle du vagin, qui se produit même hors période ovulatoire. L’excitation ou la pénétration accentue cette lubrification, et donc ces pertes. C’est un phénomène naturel.
Q : Je ne comprends pas : jusqu’à maintenant, j’arrivais à insérer un certain diamètre, et aujourd’hui, je n’ai pas réussi . Comment expliquer cette régression ? Est-elle définitive ?
R : Rien d’inquiétant à cette régression passagère, qui peut avoir plusieurs causes. Si vous êtes fatiguée, stressée, déconcentrée par quelque chose, cela peut se ressentir sur vos muscles qui vont se contracter plus que d’habitude. Si vous venez d’avoir vos règles, vous pouvez être particulièrement sensible au niveau des muqueuses, ou lubrifier moins bien qu’en temps normal, ce qui rend l’insertion d’un dilatateur difficile voire douloureuse.
Autre explication possible : si vous avez arrêté les exercices durant un certain temps, il peut arriver que lorsque vous reprenez, vous ne réussissiez plus à insérer un diamètre que vous passiez facilement auparavant. Mais ne vous découragez pas : si vous reprenez les exercices avec régularité, vous reviendrez rapidement à votre niveau initial.
Q : Au bout de combien de temps à faire les exercices serai-je guérie ?
R : Il est impossible de répondre à cette question, chaque femme étant différente. Bien souvent, lorsque vous arrivez à insérer le n°3 en entier (ou presque) sans aucune gêne, la guérison est proche. Cependant, le plus important pour guérir est d’avoir ce fameux « déclic » évoqué par de nombreuses guéries : un déclic mental, une envie d'être pénétrée. C’est vraiment ce déclic qui est le moteur de la guérison.
LES THERAPIES
Q : Je souhaiterais consulter un psychothérapeute, mais je ne peux pas me le permettre financièrement. Comment me faire aider ?
R : Deux solutions existent :
- soit vous adresser auprès d'un CMP (Centre Médico-Psychologique). Pris en charge par l'État, ces organismes vous assurent un suivi psychothérapeutique gratuit le temps nécessaire, au même titre que chez un psychothérapeute du privé. Renseignez-vous auprès des urgences psychiatriques hospitalières/auprès de la mairie de votre municipalité.
- soit vous adresser auprès d'une association de votre ville : il existe bon nombre d'associations permettant de bénéficier d'un suivi psychothérapeutique gratuitement ou à un coût réduit. Renseignez-vous auprès des urgences psychiatriques hospitalières/auprès de la mairie de votre municipalité.
Q : Voulant suivre une psychothérapie, j'ai eu deux ou trois séances avec le thérapeute, mais ça n'a pas l'air de marcher, je ne vais pas mieux. Dois-je arrêter et changer de thérapeute ?
R : Il faut savoir qu'une thérapie prend du temps ; c'est un mécanisme complexe qui doit se mettre en place, dépendant de multiples facteurs : votre vécu, votre personnalité, celle du thérapeute, son expérience, ses méthodes, vos attentes et besoins envers la thérapie, la confiance et la relation de parole entre vous et le thérapeute, etc. Aucune thérapie ne va vous guérir en trois séances, c'est un travail de fond qui implique une mise en place progressive.
En outre, ne vous attendez pas à sortir à chaque fois heureux et soulagé de chaque séance ; une thérapie, c'est difficile, parfois douloureux et pénible mais bénéfique.
En revanche, si au bout d'un certain temps (5, 8, 10 séances), vous ne sentez aucun bénéfice ou avancée notable, parlez-en avec votre thérapeute. Vous discuterez ensemble des raisons qui freinent la réussite de la thérapie et de ce qu'il convient mieux de faire (adapter la thérapie, changer de méthode, augmenter la fréquence des séances, changer de thérapeute, etc.).
Enfin, si vous êtes tombé sur un thérapeute qui ne vous convenait et que vous avez arrêté après x séances, ne baissez pas les bras : laissez passer quelques semaines, et essayez avec un nouveau thérapeute, en tentant, seul ou avec lui, de comprendre ce qui n'a pas marché précédemment pour adapter la thérapie à vos besoins. Il faut parfois plusieurs tentatives et rencontres avant de tomber sur le thérapeute qui vous conviendra. Cela peut être long et fastidieux, mais ne vous découragez pas : vous trouverez celui qui vous convient.
L'ASSOCIATION
Q : Je souhaite adhérer à l'association, mais je ne veux pas que mon entourage soit au courant du trouble sexuel dont je souffre, et j'ai peur qu'ils comprennent en voyant l'en-tête de vos courriers.
R : Les coordonnées personnelles fournies lors de l'adhésion ne sont jamais transmises à des tiers, ni même aux autres adhérents. Elles sont gardées secrètes afin de préserver votre anonymat. De même, les courriers que vous recevez ne présentent aucune marque extérieure indiquant leur provenance.
Q : Je souhaite adhérer, mais je n'ai pas de scanner pour vous envoyer la copie de mon justificatif donnant droit à réduction et/ou je n'ai pas d'imprimante pour imprimer et vous renvoyer mon bulletin d'adhésion. Comment faire ?
R : Si vous n'avez pas de scanner, il vous suffit d'envoyer une photocopie de votre justificatif par courrier postal. Des photocopieuses en libre service sont à votre disposition dans les bureaux de poste, les "supermarchés", les halls de gare et chez certains commerçants. Vous pouvez également, si vous possédez un appareil photo numérique, prendre une photo de votre justificatif, la télécharger sur votre ordinateur et l'envoyer par mail à l'association.
Si vous n'avez aucun moyen d'imprimer le bulletin d'adhésion téléchargeable en ligne, vous avez la possibilité d'indiquer sur une feuille blanche classique toutes les informations demandées sur le bulletin, de signer cette feuille et de nous la renvoyer par courrier.
Si vous ne parvenez pas à trouver une solution, n'hésitez pas à contacter l'association : nous vous aiderons !
Q : J'ai adhéré à l'association, mais je voudrais soutenir davantage votre action. Comment puis-je aider plus encore l'association ?
R : Tout d'abord, merci et encore merci de votre soutien et de votre générosité, qui sont précieux à l'association ainsi qu'aux personnes que nous aidons.
Vous pouvez soutenir l'association de diverses manières. Vous pouvez, par exemple, devenir "fan" de la page Facebook de l'association, effectuer des recherches sur Hooseek, créer des listes de professionnels, participer aux campagnes d'affichages, faire connaître l'association autour de vous si vous vous en sentez capable, etc. Découvrez nos actions et projets sur notre site Internet (Nos actions) et voyez ceux auxquels vous aimeriez participer. N'hésitez pas à nous contacter : une place est faite pour vous dans notre équipe de bénévoles !
Q : Je vous ai demandé des coordonnées de spécialistes dans ma région, mais vous n'aviez personne à me recommander. Cela veut-il dire qu'il n'y a pas de bons spécialistes susceptibles de m'aider ? Comment vais-je faire ?
R : Absolument pas, cela signifie simplement que, pour votre région, personne ne nous a, pour le moment, recommandé de spécialistes. Notre liste de coordonnées n'est pas exhaustive et ce sont vous, adhérents et futurs adhérents, qui nous aidez jour après jour à la compléter toujours plus !
Pas de panique, donc : il vous faut chercher le spécialiste qui vous conviendra. Pour éviter des déconvenues, voici quelques conseils :
> Cherchez dans l'annuaire les coordonnées de plusieurs spécialistes (d'un même domaine de compétences, ou de divers domaines), afin d'en rencontrer plusieurs et de voir avec le- ou laquelle vous vous sentez le plus en confiance.
> N'hésitez pas à demander conseil aux personnes de votre entourage si elles peuvent vous recommander certains spécialistes.
> Lors de vos rendez-vous, préparez à l'avance toutes les questions que vous avez à leur poser. Parlez-leur de vos interrogations, de vos doutes, de ce que vous avez pu lire sur les traitements existants ; demandez-leur s'ils connaissent le problème dont vous souffrez, s'ils l'ont déjà diagnostiqué, traité ; posez-leur des questions sur leurs méthodes. Le but est de vous informer autant que de vous rassurer le plus possible, et de vous sentir en confiance ; cet entretien préalable permettra d'établir cette confiance. N'hésitez pas également à demander un premier rendez-vous sans auscultation médicale (pour les gynécologues et kinésithérapeutes, par exemple), afin que vous soyez mise en confiance avant de passer à l'approche physique de la consultation.
> Si cela vous rassure, vous pouvez bien sûr vous faire accompagner d'une personne de confiance, au courant de votre problème : votre compagnon, un parent, une sœur, une amie proche, etc. Cela peut, en plus de calmer vos appréhensions de l'entretien, vous aider à poser les questions qui vous préoccupent réellement et à ne pas passez à coté de cet entretien.
> Enfin, lorsque vous aurez trouvé un bon spécialiste en qui vous avez confiance et qui sait vous apporter écoute et aide, aidez-nous à compléter nos listes de coordonnées et à aider ainsi les autres femmes dans votre cas : envoyez-nous un e-mail à l'adresse lesclesdevenus@gmail.com pour nous recommander ce spécialiste et nous transmettre ses coordonnées, accompagnées d'un petit commentaire de votre part, nous expliquant ce que vous avez apprécié chez ce spécialiste (son écoute, sa patience, sa connaissance du problème, ses compétences, les points positifs et négatifs de la consultation, etc.). D'avance, merci de votre contribution !
Q : J'ai rendez-vous avec mon spécialiste (gynécologue/kinésithérapeute/sexologue,etc.). Puis-je lui parler de votre association ?
R : Bien entendu ! L'une des missions de l'association est de développer une réseau de professionnels spécialisés, afin de faciliter la prise en charge des femmes touchées par ces maux et leur éviter une absence de diagnostic. N'hésitez donc pas à lui transmettre les coordonnées de l'association. Vous pouvez également l'informer que nous disposons d'affiches que nous serions heureux de pouvoir mettre dans sa salle d'attente. Certains professionnels n'hésitent pas à adhérer à notre association : nous serions ravis de mettre en place une collaboration avec ce praticien.
Q : J'ai vu qu'il existait une permanence téléphonique mais j'ai peur d'appeler/peur de déranger. Comment ça marche ?
R : Très simplement : vous appelez, on vous écoute ! Vous pouvez appeler quel que soit le motif : si vous avez des questions sur les vulvodynies, le vaginisme ou sur l'association ; si vous voulez des coordonnées de spécialistes de votre région ; si vous avez besoin de conseils pratiques ou théoriques ; ou tout simplement si vous avez envie/besoin de parler, de nous faire part de vos avancées pour vous motiver dans votre cheminement vers la guérison, pour vous confier.Nous sommes là pour vous aider et vous soutenir autant que pour vous informer.
La personne qui vous répond n'est pas médecin, elle ne pourra en aucun cas vous donner un avis médical ou remplacer une consultation chez un spécialiste, mais elle est là pour vous écouter, répondre à vos questions et vous donner les moyens de guérir (en vous redirigeant vers de bons spécialistes, en vous conseillant, etc.).
L'appel est totalement anonyme, et si vous le souhaitez, nous pouvons vous rappeler sur votre fixe afin que l'appel soit gratuit pour vous (il vous suffit de nous le demander au moment de votre appel, nous vous rappelons immédiatement).
N'ayez pas peur de déranger ; nous sommes là pour ça ! La permanence téléphonique vous apporte cette chaleur humaine et ce soutien que vous n'avez pas forcément via les autres support d'information (Internet, e-mail), nécessairement plus impersonnels.
Appelez-nous, nous serons ravis de pouvoir vous aider, vous écouter et vous soutenir !
(pour les horaires de la permanence : Horaires de la permanence).
Q : J'ai appelé en dehors des horaires de la permanence, et la personne m'a demandé de rappeler lors de la prochaine permanence. J'avais besoin de parler, vous n'êtes pas toujours disponibles ?
R : La permanence téléphonique est assurée par des bénévoles, qui prennent (avec plaisir !) sur leur temps libre pour aider et écouter les personnes qui en ont besoin. En dehors des horaires de la permanence (trouvables ici : Horaires de la permanence), les bénévoles ne sont pas disponibles pour vous répondre. Si vous avez besoin d'aide en urgence :
> vous pouvez joindre ou vous rendre aux urgences psychiatriques de l'hôpital de votre ville ;
> vous pouvez appeler l'un des numéros suivants :
- Fil santé jeunes : 0800 23 52 36
- SOS amitié : 01 42 96 26 26 (liste des numéros d'appel par région :www.sos-amitie.org)
- Solitud'écoute : 0800 47 47 88
- SOS Dépression : 0892 70 12 38
- Contraception, IVG, MST conseils : 0820 331 334
- SOS Violences : 0810 55 55 00
- Viol Femme Informations : 0800 05 95 95
Ce sont, de même, des gens qui sont à votre écoute, pour vous aider ; n'hésitez donc pas à les appeler en cas de besoin.
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