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Au sommaire : Que l'on soit à l'aise ou non avec l'idée de regarder son sexe, qu'on le connaisse dans les moindres détails ou bien que l'on n'ait jamais osé le regarder et encore moins l'explorer, l'anatomie féminine suscite beaucoup de questions. Celles qui connaissent leur sexe se demandent si son aspect est « normal » tandis que les autres sont inquiètes de ce qu'elles vont découvrir. Or, il faut savoir qu'il y a autant de vulves que de visages, il ne sera donc pas question de normes ici. Néanmoins, nous allons essayer de dresser un tableau simple mais complet des organes sexuels féminins afin de répondre aux interrogations des femmes qui partent à la découverte de leur intimité. I. Les organes génitaux externes La vulve, ensemble des organes génitaux externes, a une forme ovoïde avec une fente médiane. Celle-ci comporte plusieurs parties.
1. Le Mont de Vénus/le pubis Le Mont de Vénus est une saillie arrondie, de forme triangulaire et d’une épaisseur de 35 mn environ. Cette saillie, due à l’os (en avant pour laisser passer le fœtus), se trouve à la jonction des cuisses et est recouverte d'une couche de graisse. 2. Les grandes lèvres Il s’agit de deux replis cutanés qui vont du pubis au périnée. Sous la peau des lèvres (bombées elles aussi), on retrouve des fibres musculaires et une graisse riche en fibre élastique, ce qui en fait un organe semi-érectile. Les grandes lèvres gonflent pendant l’excitation sexuelle. 3. Les petites lèvres (ou nymphes) Retenons la phrase de G. Zwang : "Chaque femme possède là une beauté secrète et originale ; ce peut être une de ses légitimes fiertés." 4. L’urètre et le méat urinaire L’urètre est un canal d’environ 3 cm allant de la vessie au méat urinaire et permettant l’écoulement de l’urine. 5. Le clitoris
Il s’agit d’un petit organe érectile et très sensible. C>hez de nombreuses femmes, il est si sensible que le contact direct est désagréable ou douloureux ; elles préfèrent alors la stimulation indirecte à travers la peau du prépuce par exemple. En effet, son gland est composé d’un tissu spongieux érectile, riche en terminaisons nerveuses, analogue à celui recouvrant le gland du pénis chez l'homme. De cet organe, nous ne voyons qu’une partie : le corps et le gland, d’environ 6-7 mm, situé à la jonction des extrémités antérieures des deux petites lèvres. En réalité, le clitoris prend racine plus profondément via deux piliers qui entourent le vagin et l’urètre. Si l’on écarte les petites lèvres, on aperçoit un espace de forme ovale ; il s’agit du vestibule vulvaire. Celui-ci s’étend du clitoris jusqu’à la fourchette vulvaire et contient le méat urinaire ainsi que l’orifice vaginal. II. Les organes génitaux internes
1. L’hymen Membrane située à l’entrée de l’ouverture du vagin, l’hymen sépare partiellement le vagin de la vulve. 2. Le vagin Le vagin est un conduit musculaire qui s’étend de son orifice jusqu’au col de l’utérus.
L'entrée du vagin est moins large que l'intérieur. Cela est du à la présence des muscles releveurs de l’anus qui encerclent cette partie du vagin. Ces muscles, s’ils sont contractés, peuvent gêner la pénétration et la rendre douloureuse. Le vagin a plusieurs fonctions. D’abord, il permet la pénétration pendant les rapports, on peut donc dire qu'il a une fonction érogène et dédiée au plaisir. Ensuite, il permet également au bébé de passer lors de l'accouchement et aux règles de s'écouler. Le vagin possède une flore vaginale, c'est-à-dire un ensemble de petites bactéries qui prend en charge la défense et le nettoyage du vagin. Le vagin est donc un organe autonettoyant et évacue les sécrétions (ce sont les fameuses pertes blanches, appelées leucorrhées). Nul besoin donc de se laver l’intérieur du vagin avec des produits chimiques ni même d'y introduire de l'eau, cela ne ferait que dérégler la flore vaginale. 3. L’utérus et le col de l’utérus
L’utérus est l’organe qui accueille l’œuf fécondé et dans lequel se développe l’embryon puis le fœtus. La cavité utérine est tapissée d’une muqueuse qu’on appelle endomètre. Lorsqu’il y a fécondation, c’est dans cette muqueuse que s’implante l’œuf fécondé. Dans le cas contraire, une partie de l’endomètre est évacué tous les mois : ce sont les règles. 4. Les trompes utérines (« de Fallope ») Les trompes de Fallope sont deux conduits (droite et gauche) qui relient l’utérus aux ovaires. Une trompe mesure environ de 10 cm à 12 cm (voire 14 cm) de longueur. 5. Les ovaires Les ovaires sont au nombre de deux. Ils ont une forme ovoïde et leur volume varie au cours de la vie d’une femme (pour finir lisses et atrophiés lors de la ménopause). Ils ont deux fonctions principales. D’abord, ils produisent des ovules. Tous les mois, au milieu de chaque cycle menstruel, un des ovules est libéré (c’est l’ovulation) et est capturé par le pavillon de la trompe de Fallope. L’ovule est ensuite éventuellement fécondé et de toute façon acheminé vers la cavité utérine. III. Le cycle menstruel Pour en savoir plus : accédez à l’animation très claire de Doctissimo : Cycle menstruel On appelle cycle menstruel la période qui va du premier jour des règles jusqu’à la veille du premier jour des règles suivantes. La durée d’un cycle varie d’une femme à l’autre et même d’un mois à l’autre chez certaines femmes. Il va généralement de 23 à 35 jours. On considère qu’une femme a un cycle régulier quand la durée de ses cycles est stable ou presque (variation de quelques jours seulement). Le cycle menstruel comprend 3 grandes étapes : - La phase folliculaire : du premier jour des règles et jusqu’à l’ovulation. Tout d'abord, l’endomètre (muqueuse de la cavité utérine) est éliminé car il n’a pas reçu d’ovule fécondé. La femme a donc ses règles qui durent environ de 3 à 6 jours. A la fin des règles, un nouvel ovule est en préparation au sein des ovaires et pendant ce temps, les ovaires produisent des hormones qui préparent la cavité utérine à accueillir un ovule fécondé (l’endomètre s’épaissit). - L’ovulation : l’ovaire libère l’ovule parvenu à maturité. Pendant ce temps, l’endomètre continue d’épaissir. De plus, pour donner toutes les chances à une éventuelle fécondation, la glaire cervicale (dans le canal cervical qui assure la jonction entre les cavités utérine et vaginale) devient abondante et glissante. Cela permettra un meilleur passage des spermatozoïdes du vagin vers l’utérus. - La phase lutéale : les 14 derniers jours du cycle (entre l’ovulation et les prochaines règles). L’ovule sorti de l’ovaire commence son parcours à travers la trompe de Fallope jusqu’à la cavité utérine. Pour qu’il y ait conception, il est donc nécessaire que se produisent successivement une ovulation (l’ovaire libère un ovule), une fécondation (l’ovule rencontre le spermatozoïde) et une implantation (l’ovule fécondé se niche dans l’endomètre). IV. L’action des moyens contraceptifs Le but d’un moyen contraceptif, quel qu’il soit, est d’empêcher la conception. Pour cela, les méthodes contraceptives jouent sur l’ovulation, la fécondation et/ou l’implantation.
Pour en savoir plus : consultez notre article sur le sujet ainsi que notre tableau récapitulatif sur notre page Internet : Contraception.
I. Les organes génitaux externes et visibles
1. Le pénis/la verge Contrairement aux idées reçues, le pénis ne comporte ni os, ni muscles ! Celui-ci est en fait constitué de deux éléments principaux : un corps (la hampe) et un gland. Le corps du pénis est la partie la moins sensible du sexe masculin et comprend lui-même deux parties : les corps caverneux et le corps spongieux.
Les corps caverneux sont chacun traversés par une artère caverneuse et sont constitués d’espaces sinusoïdes. Lors de l’excitation sexuelle, grâce à l’artère caverneuse, les espaces sinusoïdes se remplissent de sang ; le corps du pénis se gonfle et se durcit alors.
Le pénis est l’organe symbole de la virilité : celui-ci, et surtout sa dimension, est bien souvent un sujet de discussion sans fin chez les hommes. Il faut savoir que chaque pénis est différent, tant au niveau de la dimension qu’au niveau de sa courbure. Gardons ceci en tête en lisant les données suivantes. 2. Le gland Le gland du pénis est l’extrémité de celui-ci, en forme de cône ou de cloche. Le gland est très sensible au toucher car il possède énormément de terminaisons nerveuses. En plus d’être une zone érogène, le gland possède deux fonctions bien particulières : A l’extrémité du gland se trouve le méat urinaire, orifice de l’urètre qui traverse le gland. C’est par cet orifice que sortent l’urine et le sperme. 3. Le prépuce Le prépuce est le morceau de peau qui, au repos, protège et recouvre (totalement ou partiellement) le gland. Ce dernier est relié au prépuce par le frein du prépuce. 4. le frein Le frein est un morceau de peau, de forme triangulaire, situé sous la verge. Il relie le prépuce au gland et est riche en terminaisons nerveuses (donc très sensible). 5. La couronne La couronne est le petit bourrelet circulaire en forme de couronne, à la base du gland. Il sépare le gland du corps de la verge. La couronne est, avec le gland, l’une des zones les plus sensibles du sexe masculin. 6. Le méat urinaire Le méat urinaire est l’extrémité du canal de l’urètre, canal qui traverse lé pénis et dans lequel circule l’urine ou le sperme. Il est visible à l’extrémité du gland. 7. Le scrotum/les bourses Les bourses sont les enveloppes de peau qui contiennent les testicules. Elles sont d’aspect flasque, ridé, de couleur foncé et couvertes de poils. En apparence, on ne voit qu’une bourse qui pend sous la base du pénis. Cependant à l’extérieur, on aperçoit un sillon qui va d’avant en arrière et divise en deux les bourses. 8. Le périnée Les femmes ne sont pas les seules à posséder un périnée, les hommes en sont pourvus également ! II. Les organes génitaux internes
1. Les testicules Les testicules, au nombre de deux et de forme ovoïde, sont situés à l’intérieur des bourses (ou scrotum). Ils sont placés en dehors du corps car doivent être à moins de 37°C pour pouvoir produire des spermatozoïdes (l’une de leurs fonctions). Les testicules, composés de nombreux petits canaux très longs repliés sur eux-mêmes, remplissent deux fonctions : 2. La voie séminale La voie séminale est un long et unique tube qui va des testicules à l’extrémité de la verge. Ce long tube est divisé sur sa longueur en plusieurs parties, dans lesquelles les spermatozoïdes produits dans les testicules vont subir des transformations jusqu’à être expulsés sous forme de sperme. Voici un résumé du voyage des spermatozoïdes à travers la voie séminale : Les points suivants détaillent les différents éléments évoqués ci-dessus. 3. L’épididyme L’épididyme est un organe cylindrique qui coiffe chaque testicule et qui se prolonge par le canal déférent. Il est constitué d'un canal microscopique très long enroulé sur lui-même, mesurant 5 mètres de long pour un diamètre de 3/10ème de millimètre. C'est à l'intérieur de ce canal microscopique que les spermatozoïdes terminent leur maturation et séjournent avant d'être expulsé lors de l'éjaculation. 4. Les canaux déférents Les deux canaux déférents (un par testicule) sont de fins conduits : ils mesurent environ 40 cm de long et ont un diamètre de 5/10ème de millimètre (diamètre externe de 2 millimètres). Ces canaux relient l'épididyme (qui coiffe les testicules) à la vésicule séminale (placées à l’arrière de la vessie). 5. Le canal éjaculateur Le canal éjaculateur est un court canal (environ 2,5 cm), situé à la suite du canal déférent et qui s’ouvre dans le canal de l’urètre. 6. L’urètre L’urètre est le canal qui sort de la vessie, traverse la prostate, traverse le corps spongieux du pénis ainsi que le gland et aboutit jusqu’au méat urinaire. 7. La prostate La prostate, glande sexuelle propre à l’homme a la forme et la taille d’un châtaigne (elle atteint sa taille adulte – grâce à la testostérone – à la fin de la puberté). Située derrière le pénis et sous la vessie, elle est traversée par le canal de l’urètre de haut en bas. La prostate créée le liquide prostatique qui, associé aux spermatozoïdes, forme le sperme. Elle expulse ensuite son liquide dans l’urètre grâce à des contractions lors de l’éjaculation. La prostate est source de plaisir chez l’homme pour plusieurs raisons. D’abord, ce sont les contractions évoquées ci-dessus qui provoquent le plaisir lors de l’éjaculation. De plus, sa stimulation (externe ou interne) engendre également plaisir (il serait l’équivalent du fameux point G féminin). 8. Les vésicules séminales Les vésicules séminales sont des glandes allongées (6 cm sur 2 cm), situées en en arrière de la vessie et de la prostate.
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