Au sommaire :

- anatomie féminine
- anatomie masculine

L’anatomie féminine

Que l'on soit à l'aise ou non avec l'idée de regarder son sexe, qu'on le connaisse dans les moindres détails ou bien que l'on n'ait jamais osé le regarder et encore moins l'explorer, l'anatomie féminine suscite beaucoup de questions. Celles qui connaissent leur sexe se demandent si son aspect est « normal » tandis que les autres sont inquiètes de ce qu'elles vont découvrir.

Or, il faut savoir qu'il y a autant de vulves que de visages, il ne sera donc pas question de normes ici. Néanmoins, nous allons essayer de dresser un tableau simple mais complet des organes sexuels féminins afin de répondre aux interrogations des femmes qui partent à la découverte de leur intimité.


I. Les organes génitaux externes

La vulve, ensemble des organes génitaux externes, a une forme ovoïde avec une fente médiane. Celle-ci comporte plusieurs parties.

1. Le Mont de Vénus/le pubis

Le Mont de Vénus est une saillie arrondie, de forme triangulaire et d’une épaisseur de 35 mn environ. Cette saillie, due à l’os (en avant pour laisser passer le fœtus), se trouve à la jonction des cuisses et est recouverte d'une couche de graisse.
Cette partie du corps se couvre de poils à la puberté, d'où son nom "pubis" (de pubes qui veut dire poils en latin). Ce triangle pileux déborde souvent sur les cuisses.


2. Les grandes lèvres

Il s’agit de deux replis cutanés qui vont du pubis au périnée. Sous la peau des lèvres (bombées elles aussi), on retrouve des fibres musculaires et une graisse riche en fibre élastique, ce qui en fait un organe semi-érectile. Les grandes lèvres gonflent pendant l’excitation sexuelle.
Côté externe, ces lèvres sont couvertes de poils, mesurent environ 2-3 cm de large sur 8-10 cm de long et s'amincissent jusqu'au périnée. La pigmentation est plus soutenue que sur le reste du corps, avec une grande variété de teintes, du très clair au brun.
Côté interne, ce n’est pas une muqueuse mais une peau très fine et rosée pourvue de glandes sudoripares et sébacées.


3. Les petites lèvres (ou nymphes)

Il faut savoir que la femme est la seule mammifère à en être pourvue (avec les hyènes !).

Ces petites lèvres sont extensibles : on peut en doubler la surface par des tractions douces. Elastiques, elles ont la capacité de retrouver leur forme initiale. Contrairement aux grandes lèvres, on ne trouve pas de graisse à l’intérieur mais uniquement des veines et des glandes sudoripares.

Cette partie du corps est très variable d'une femme à l’autre et même chez une même femme elles peuvent être changeantes.
D’une manière générale, la face externe est la plus pigmentée, la peau est plus plissée, plus épaisse. La face interne quant à elle est moins plissée que l'externe, et en permanence humidifiée par les sécrétions vaginales.

La forme des petites lèvres est aussi variable que leur couleur. La longueur peut aller de 2 à 7 cm, voire même jusqu’à 10 cm dans certaines tribus africaines qui pratiquent l’allongement manuel des petites lèvres dans un but esthétique.
Les extrémités s'unissent pour former d’un côté la fourchette périnéale (zone entre l’orifice vaginal et l’anus), et de l’autre le frein et le capuchon du clitoris.

Il existe actuellement une mode qui consiste à faire appel à la chirurgie plastique afin de réduire la taille des petites lèvres. Cette opération est rarement justifiée puisqu’il n’existe pas de norme. Il n’est absolument pas anormal que les petites lèvres débordent des grandes, cela est très courant. Certaines femmes se plaignent que leurs petites lèvres les gênent lorsqu'elles dépassent des grandes alors que d'autres non... Ceci est subjectif et motivé par l'idée que les femmes se font de l'aspect que "doit" avoir leur sexe.

Il n’est pas rare non plus de constater une asymétrie prononcée entre les deux petites lèvres. Si la plus longue des deux ne l'est pas trop, il est possible en tirant doucement chaque jour sur la plus petite d'obtenir une symétrie sans avoir recours à la chirurgie correctrice.

Retenons la phrase de G. Zwang : "Chaque femme possède là une beauté secrète et originale ; ce peut être une de ses légitimes fiertés."


4. L’urètre et le méat urinaire

L’urètre est un canal d’environ 3 cm allant de la vessie au méat urinaire et permettant l’écoulement de l’urine.
Le méat urinaire est l’orifice externe de l’urètre ; il est parfois confondu avec le clitoris par les femmes connaissant mal leur anatomie.
L’urètre débouche sur la vulve via le méat urinaire qui se situe entre le clitoris et l’orifice vaginal. On découvre le méat urinaire en écartant les grandes et petites lèvres.
Attention à ne pas confondre non plus urètre et uretères : ceux-ci sont les deux canaux qui conduisent l’urine des reins à la vessie.


5. Le clitoris


Il s’agit d’un petit organe érectile et très sensible. C>hez de nombreuses femmes, il est si sensible que le contact direct est désagréable ou douloureux ; elles préfèrent alors la stimulation indirecte à travers la peau du prépuce par exemple. En effet, son gland est composé d’un tissu spongieux érectile, riche en terminaisons nerveuses, analogue à celui recouvrant le gland du pénis chez l'homme.

De cet organe, nous ne voyons qu’une partie : le corps et le gland, d’environ 6-7 mm, situé à la jonction des extrémités antérieures des deux petites lèvres. En réalité, le clitoris prend racine plus profondément via deux piliers qui entourent le vagin et l’urètre.


Le gland du clitoris est recouvert par un capuchon (prépuce) formé par la partie antérieure des petites lèvres. Il possède également un frein (formé par la partie postérieure des petites lèvres).
Le clitoris joue un rôle d’excitation sexuelle chez la femme, au même titre que le gland du pénis chez l’homme. Sa stimulation provoque des orgasmes et entraine une lubrification et un gonflement du vagin, le rendant ainsi apte à accueillir une pénétration.


6. Le vestibule et les glandes vestibulaires

Si l’on écarte les petites lèvres, on aperçoit un espace de forme ovale ; il s’agit du vestibule vulvaire. Celui-ci s’étend du clitoris jusqu’à la fourchette vulvaire et contient le méat urinaire ainsi que l’orifice vaginal.
Cet espace comprend en fait une partie antérieure (le vestibule de l’urètre) et une partie postérieure (le vestibule du vagin) dont l’inflammation porte le nom de vestibulite vulvaire.

Dans l’épaisseur des grandes lèvres, de chaque coté de la partie postérieure à droite et à gauche de l’orifice vaginal, on retrouve les glandes de Bartholin. Les secrétions de celles-ci contribuent à la lubrification du vestibule vulvaire. Cette lubrification facilite l'introduction du pénis dans le vagin : si celui-ci n'est pas lubrifié, la pénétration peut être douloureuse. Si ces orifices excréteurs viennent à se boucher, cela entraine des complications.


II. Les organes génitaux internes


1. L’hymen

Membrane située à l’entrée de l’ouverture du vagin, l’hymen sépare partiellement le vagin de la vulve.
L’hymen n’est pas une membrane complète, elle comporte presque toujours une légère ouverture. Si l’hymen n’est pas perforé, il s’agit d’une anomalie à laquelle il faut remédier par une petite intervention (pour permettre l’écoulement des règles par exemple).
L’hymen est donc une membrane ouverte mais il peut prendre de nombreuses formes : son ouverture peut être un beau cercle régulier, une fente longitudinale, un ensemble de petits trous,…
Lors du premier rapport sexuel, l’hymen se déchire, entrainant ainsi souvent (mais pas toujours) une perte de sang (qui peut être légère ou plus abondante). L’hymen ne disparait pas ! Simplement, il se déchire et se cicatrise tout seul, laissant place à une véritable ouverture à l’entrée du vagin. Il arrive également que cet hymen se dilate au lieu de se déchirer.
Dans certains cas très rares, l’hymen est trop résistant pour se déchirer ou se dilater : il entraine ainsi des douleurs rendant la pénétration impossible. Une intervention chirurgicale est alors nécessaire.


2. Le vagin

Le vagin est un conduit musculaire qui s’étend de son orifice jusqu’au col de l’utérus.
Le vagin n’est pas un « tube » rigide : c’est un organe extensible qui prend la forme de l’objet qui le pénètre. En réalité, les deux parois du vagin sont l’une contre l’autre et s’écartent lorsqu’on introduit quelque chose à l'intérieur. On comprend ainsi qu’une contraction des muscles entourant le vagin empêche l’extension du vagin et l’intromission indolore d’un objet ou d’un pénis.


L'entrée du vagin est moins large que l'intérieur. Cela est du à la présence des muscles releveurs de l’anus qui encerclent cette partie du vagin. Ces muscles, s’ils sont contractés, peuvent gêner la pénétration et la rendre douloureuse.
L'intérieurdu vagin possède très peu de terminaisons nerveuses comparé à l'entrée du vaginqui est très innervé.  Certains spécialistes ont mis en avant la présence de plusieurs zones plus sensibles à l’intérieur du vagin, dont le célèbre point G.

Le vagin a plusieurs fonctions. D’abord, il permet la pénétration pendant les rapports, on peut donc dire qu'il a une fonction érogène et dédiée au plaisir. Ensuite, il permet également au bébé de passer lors de l'accouchement et aux règles de s'écouler.
On l’a dit, le vagin est un organe très extensible. Lors du rapport sexuel et sous l’effet de l’excitation, il se gonfle, s’allonge et se lubrifie naturellement (d’où l’importance des préliminaires).

Le vagin possède une flore vaginale, c'est-à-dire un ensemble de petites bactéries qui prend en charge la défense et le nettoyage du vagin. Le vagin est donc un organe autonettoyant et évacue les sécrétions (ce sont les fameuses pertes blanches, appelées leucorrhées). Nul besoin donc de se laver l’intérieur du vagin avec des produits chimiques ni même d'y introduire de l'eau, cela ne ferait que dérégler la flore vaginale.


3. L’utérus et le col de l’utérus


L’utérus est l’organe qui accueille l’œuf fécondé et dans lequel se développe l’embryon puis le fœtus.
Cet organe a la forme d’un cône et comprend en réalité 3 parties :
- Le col de l'utérus qui correspond à la pointe du cône et qui est traversé par un canal qui relie les cavités de l’utérus et du vagin.
- Le corps utérin qui correspond à la partie la plus large, c'est là où s’implante l’œuf fécondé. Il est relié aux trompes utérines.
- L’isthme utérin, un petit rétrécissement qui relie le col au corps utérin.
La forme et les dimensions des différentes parties de l’utérus sont légèrement différentes si la femme a connu ou non une ou plusieurs grossesses.

La cavité utérine est tapissée d’une muqueuse qu’on appelle endomètre. Lorsqu’il y a fécondation, c’est dans cette muqueuse que s’implante l’œuf fécondé. Dans le cas contraire, une partie de l’endomètre est évacué tous les mois : ce sont les règles.


4. Les trompes utérines (« de Fallope »)

Les trompes de Fallope sont deux conduits (droite et gauche) qui relient l’utérus aux ovaires. Une trompe mesure environ de 10 cm à 12 cm (voire 14 cm) de longueur.
Au moment de l’ovulation, chaque mois, l’ovule (expulsé par l’ovaire) est capturé par le pavillon de la trompe. Il est ensuite acheminé par la trompe vers l’utérus. Si l’ovule rencontre un spermatozoïde (provenant lui, en sens inverse, de la cavité utérine), une fécondation a lieu à l'intérieur de la trompe de Fallope.


5. Les ovaires

Les ovaires sont au nombre de deux. Ils ont une forme ovoïde et leur volume varie au cours de la vie d’une femme (pour finir lisses et atrophiés lors de la ménopause).
Les ovaires sont situés dans la cavité abdominale et sont reliés à la fois à l’utérus et aux trompes de Fallope.

Ils ont deux fonctions principales. D’abord, ils produisent des ovules. Tous les mois, au milieu de chaque cycle menstruel, un des ovules est libéré (c’est l’ovulation) et est capturé par le pavillon de la trompe de Fallope. L’ovule est ensuite éventuellement fécondé et de toute façon acheminé vers la cavité utérine.
La deuxième fonction des ovaires est la sécrétion des hormones sexuelles féminines (œstrogène et progestérone). Ces hormones jouent un rôle important ; elles permettent par exemple de modifier la cavité utérine afin de préparer une éventuelle nidation d’un ovule fécondé.


III. Le cycle menstruel

Pour en savoir plus : accédez à l’animation très claire de Doctissimo : Cycle menstruel

On appelle cycle menstruel la période qui va du premier jour des règles jusqu’à la veille du premier jour des règles suivantes. La durée d’un cycle varie d’une femme à l’autre et même d’un mois à l’autre chez certaines femmes. Il va généralement de 23 à 35 jours. On considère qu’une femme a un cycle régulier quand la durée de ses cycles est stable ou presque (variation de quelques jours seulement).

Le cycle menstruel comprend 3 grandes étapes :

- La phase folliculaire : du premier jour des règles et jusqu’à l’ovulation. Tout d'abord, l’endomètre (muqueuse de la cavité utérine) est éliminé car il n’a pas reçu d’ovule fécondé. La femme a donc ses règles qui durent environ de 3 à 6 jours. A la fin des règles, un nouvel ovule est en préparation au sein des ovaires et pendant ce temps, les ovaires produisent des hormones qui préparent la cavité utérine à accueillir un ovule fécondé (l’endomètre s’épaissit).

- L’ovulation : l’ovaire libère l’ovule parvenu à maturité. Pendant ce temps, l’endomètre continue d’épaissir. De plus, pour donner toutes les chances à une éventuelle fécondation, la glaire cervicale (dans le canal cervical qui assure la jonction entre les cavités utérine et vaginale) devient abondante et glissante. Cela permettra un meilleur passage des spermatozoïdes du vagin vers l’utérus.

- La phase lutéale : les 14 derniers jours du cycle (entre l’ovulation et les prochaines règles). L’ovule sorti de l’ovaire commence son parcours à travers la trompe de Fallope jusqu’à la cavité utérine.
Si l’ovule ne rencontre pas de spermatozoïde pendant son parcours dans la trompe de Fallope, l’ovule ne s’implante pas dans l’utérus : lui et l’endomètre sont tous les deux éliminés via les règles.
Au contraire, si l’ovule rencontre un spermatozoïde, il y a fécondation. L’œuf fécondé se fixe alors à la paroi utérine (endomètre) où il se développe jusqu’à devenir un embryon puis un fœtus.

Pour qu’il y ait conception, il est donc nécessaire que se produisent successivement une ovulation (l’ovaire libère un ovule), une fécondation (l’ovule rencontre le spermatozoïde) et une implantation (l’ovule fécondé se niche dans l’endomètre).
Si l’on veut empêcher une conception, de nombreux moyens contraceptifs sont disponibles (Cf. article Contraception).


IV. L’action des moyens contraceptifs

Le but d’un moyen contraceptif, quel qu’il soit, est d’empêcher la conception. Pour cela, les méthodes contraceptives jouent sur l’ovulation, la fécondation et/ou l’implantation.
 

  • La pilule contraceptive agit sur les trois moments-clés : elle bloque l’ovulation (mise au repos des ovaires), elle modifie l’endomètre de façon à le rendre plus mince, moins accueillant pour un éventuel œuf fécondé, et elle nuit au passage des spermatozoïdes vers l’utérus en rendant la glaire cervicale très épaisse.
  • Le préservatif agit sur la fécondation : il retient les spermatozoïdes et empêche donc que ceux-ci pénètrent dans le vagin, l’utérus et les trompes utérines. La fécondation est empêchée et la conception impossible.
  • La cape cervicale et le diaphragme agissent sur la fécondation : en couvrant l’entrée du col utérin, ils empêchent les spermatozoïdes de passer du vagin vers l’utérus. La fécondation est empêchée et la conception impossible.
  • Le DIU en cuivre agit sur la fécondation et l’implantation : la présence de cuivre altère les spermatozoïdes (moins de chance de féconder un ovule) et entraine une inflammation de l’endomètre (moins apte à accueillir un ovule fécondé).
  • Le DIU hormonal, les implants, patch et anneaux agissent d’une manière similaire à la pilule.
  • Le spermicide agit sur la fécondation : en tuant les spermatozoïdes, ils empêchent toute fécondation. La fiabilité de cette méthode reste relative.

Pour en savoir plus : consultez notre article sur le sujet ainsi que notre tableau récapitulatif sur notre page Internet : Contraception.



L’anatomie masculine

I. Les organes génitaux externes et visibles


1. Le pénis/la verge

Contrairement aux idées reçues, le pénis ne comporte ni os, ni muscles ! Celui-ci est en fait constitué de deux éléments principaux : un corps (la hampe) et un gland. Le corps du pénis est la partie la moins sensible du sexe masculin et comprend lui-même deux parties : les corps caverneux et le corps spongieux.

Les corps caverneux sont chacun traversés par une artère caverneuse et sont constitués d’espaces sinusoïdes. Lors de l’excitation sexuelle, grâce à l’artère caverneuse, les espaces sinusoïdes se remplissent de sang ; le corps du pénis se gonfle et se durcit alors.

Le corps spongieux, lui, n’intervient pas dans l’érection. Il est traversé par l’urètre et sert à faire passer urine, sperme et lubrification.
Le pénis appartient donc à la fois à l’appareil génital et à l’appareil urinaire.

Le pénis est l’organe symbole de la virilité : celui-ci, et surtout sa dimension, est bien souvent un sujet de discussion sans fin chez les hommes. Il faut savoir que chaque pénis est différent, tant au niveau de la dimension qu’au niveau de sa courbure. Gardons ceci en tête en lisant les données suivantes.
Au repos, le pénis atteint généralement les 8-10 cm tandis qu’en érection, il peut aller jusqu’à une quinzaine de centimètres, voire plus. Lorsqu’un pénis en érection mesure moins de 8 cm, on parle de « micro-pénis ». 

2. Le gland

Le gland du pénis est l’extrémité de celui-ci, en forme de cône ou de cloche.

Au repos, le gland est peu/pas visible puisqu’il est recouvert et protégé par le prépuce. En revanche, lors de l’érection, le prépuce se rétracte et se place juste derrière la couronne du gland (le petit bourrelet circulaire en forme de couronne, à la base du gland). Lors d’une érection, le gland change de couleur pour devenir plus foncé.

Le gland est très sensible au toucher car il possède énormément de terminaisons nerveuses. En plus d’être une zone érogène, le gland possède deux fonctions bien particulières :
- il permet d’absorber les chocs durant la pénétration en cas de contacts répétés
- lors de la pénétration, la couronne du gland (plus large que le reste du pénis) permet au sperme de rester à l’intérieur du vagin (il favorise ainsi la fécondation)

A l’extrémité du gland se trouve le méat urinaire, orifice de l’urètre qui traverse le gland. C’est par cet orifice que sortent l’urine et le sperme.

3. Le prépuce

Le prépuce est le morceau de peau qui, au repos, protège et recouvre (totalement ou partiellement) le gland. Ce dernier est relié au prépuce par le frein du prépuce.
Lors de l’érection, le prépuce se rétracte et se place juste derrière la couronne du gland.
Parfois, pour des raisons médicales, hygiéniques ou religieuses, on procède à une ablation du prépuce (circoncision).

4. le frein

Le frein est un morceau de peau, de forme triangulaire, situé sous la verge. Il relie le prépuce au gland et est riche en terminaisons nerveuses (donc très sensible).

5. La couronne

La couronne est le petit bourrelet circulaire en forme de couronne, à la base du gland. Il sépare le gland du corps de la verge. La couronne est, avec le gland, l’une des zones les plus sensibles du sexe masculin.

6. Le méat urinaire

Le méat urinaire est l’extrémité du canal de l’urètre, canal qui traverse lé pénis et dans lequel circule l’urine ou le sperme. Il est visible à l’extrémité du gland.

7. Le scrotum/les bourses

Les bourses sont les enveloppes de peau qui contiennent les testicules. Elles sont d’aspect flasque, ridé, de couleur foncé et couvertes de poils. En apparence, on ne voit qu’une bourse qui pend sous la base du pénis. Cependant à l’extérieur, on aperçoit un sillon qui va d’avant en arrière et divise en deux les bourses.
Les bourses sont une zone érogène et celles-ci grossissent sous l’excitation sexuelle.

8. Le périnée

Les femmes ne sont pas les seules à posséder un périnée, les hommes en sont pourvus également !
Situé à la base du sexe et de l’anus, d’environ 2 cm de long, il soutient les muscles et les organes au niveau du bassin.

II. Les organes génitaux internes


1. Les testicules

Les testicules, au nombre de deux et de forme ovoïde, sont situés à l’intérieur des bourses (ou scrotum). Ils sont placés en dehors du corps car doivent être à moins de 37°C pour pouvoir produire des spermatozoïdes (l’une de leurs fonctions).
Les testicules grossissent progressivement pour atteindre leur taille définitive à l’âge adulte (environ 4 cm sur 2,5 cm). Il est très fréquent qu’un testicule soit plus gros que l’autre ou descende plus bas. Cette partie du corps masculin est très sensible à la douleur.

Les testicules, composés de nombreux petits canaux très longs repliés sur eux-mêmes,  remplissent deux fonctions :
- ils sont responsables de la production d’hormones, principalement la testostérone (à la base des caractères sexuels secondaires tels que la pilosité, la transformation de la voix,…)
- ils produisent également les spermatozoïdes qui, une fois arrivés à maturité, rejoignent l’épididyme.

2. La voie séminale

La voie séminale est un long et unique tube qui va des testicules à l’extrémité de la verge. Ce long tube est divisé sur sa longueur en plusieurs parties, dans lesquelles  les spermatozoïdes produits dans les testicules vont subir des transformations jusqu’à être expulsés sous forme de sperme.

Voici un résumé du voyage des spermatozoïdes à travers la voie séminale :
- dans les testicules : les spermatozoïdes sont produits
- dans l’épididyme (début de la voie séminale) : les spermatozoïdes terminent leur maturation
- les canaux déférents transportent les spermatozoïdes mûrs de l’épididyme vers les vésicules séminales puis la prostate ; ils se mélangent avec des sécrétions et se transforment en sperme
- le sperme est expulsé le canal éjaculateur vers le canal de l’urètre
- le sperme est conduit vers l’extérieur par le canal de l’urètre et évacué au niveau du gland lors d’une éjaculation.

Les points suivants détaillent les différents éléments évoqués ci-dessus.

3. L’épididyme

L’épididyme est un organe cylindrique qui coiffe chaque testicule et qui se prolonge par le canal déférent. Il est constitué d'un canal microscopique très long enroulé sur lui-même, mesurant 5 mètres de long pour un diamètre de 3/10ème de millimètre. C'est à l'intérieur de ce canal microscopique que les spermatozoïdes terminent leur maturation et séjournent avant d'être expulsé lors de l'éjaculation.

4. Les canaux déférents

Les deux canaux déférents (un par testicule) sont de fins conduits : ils mesurent environ 40 cm de long et ont un diamètre de 5/10ème de millimètre (diamètre externe de 2 millimètres). Ces canaux relient l'épididyme (qui coiffe les testicules) à la vésicule séminale (placées à l’arrière de la vessie).
Leur fonction est de transporter les spermatozoïdes qui ont été fabriqués par les testicules dans le canal éjaculateur puis dans l'urètre.

5. Le canal éjaculateur

Le canal éjaculateur est un court canal (environ 2,5 cm), situé à la suite du canal déférent et qui s’ouvre dans le canal de l’urètre.

6. L’urètre

L’urètre est le canal qui sort de la vessie, traverse la prostate, traverse le corps spongieux du pénis ainsi que le gland et aboutit jusqu’au méat urinaire.
Ce canal conduit l’urine (de la vessie vers le méat urinaire) et le sperme (apporté par le canal éjaculateur), les lubrifications et évacue le tout.

7. La prostate

La prostate, glande sexuelle propre à l’homme a la forme et la taille d’un châtaigne (elle atteint sa taille adulte – grâce à la testostérone – à la fin de la puberté). Située derrière le pénis et sous la vessie, elle est traversée par le canal de l’urètre de haut en bas.

La prostate créée le liquide prostatique qui, associé aux spermatozoïdes, forme le sperme. Elle expulse ensuite son liquide dans l’urètre grâce à des contractions lors de l’éjaculation.

La prostate est source de plaisir chez l’homme pour plusieurs raisons. D’abord, ce sont les contractions évoquées ci-dessus qui provoquent le plaisir lors de l’éjaculation. De plus, sa stimulation (externe ou interne) engendre également plaisir (il serait l’équivalent du fameux point G féminin).

8. Les vésicules séminales

Les vésicules séminales sont des glandes allongées (6 cm sur 2 cm), situées en en arrière de la vessie et de la prostate.

Elles produisent des substances qui participent à la formation du sperme et servent également de réservoirs entre deux éjaculations (elles comportent deux réservoirs musculo-membraneux). Enfin, elles expulsent leur liquide par le canal éjaculateur qui lui-même débouche dans le canal de l’urètre.

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